Blogues au service de l’entreprise

Un peu de lecture en cette période de vacance. Je suis tombé sur un bon passage concernant les blogues au service de l’entreprise dans le livre « Une Révolution du Management le modèle Google » de l’auteur Bernard Girard écrit en 2006. Le lien entre les blogues et le livre est que Google ayant racheté l’outil Blogger en 2003 faits bonne utilisation de blogues dans sa culture d’entreprise. Voici le passage de la page 122 que j’ai trouvé intéressant.

 Pour qui les regarde de près, les blogs sont bien plus que les journaux en ligne qu’on y voit en général. Ils combinent en effet des fonctions de traitement de l’information (édition, publication) et de création de lien social : on peut s’abonner à un blog, comme un journal, à cette différence près que dans une petite communauté (et une entreprise reste une petite communauté), cet abonnement prend une valeur toute particulière. Il veut dire que l’on partage les intérêts de son auteur, qu’on lui confiance et qu’on apprécie ce qu’il écrit. On retrouve cette même combinaison de traitement de l’information et de production en lien social sur d’autres outils de marquage de documents, de recherche de l’information. Dans tous les cas, la coordination entre acteurs appartenant à des services différents se fait sans intervention de la hiérarchie. La relation étroite entre division du travail, structure hiérarchique et organisation peut sauter. Elle n’est tout simplement plus pertinente.

Les blogs ne diffusent pas une information fabriquée et contrôlée d’en haut par des experts, comme dans les produits de communication, de TCAO ou de knowledge management classiques, mais une information qui vient d’en bas, des collaborateurs. Et la coordination se fait de la manière plus simple qui soit. En s’abonnant à ces blogs, en y apportant leurs commentaires, les ingénieurs choisissent de collaborer (ou de ne pas collaborer) avec tel ou tel. Se créent des mouvements de concentration et de feedback : certains blogs sont populaires quand d’autres ne le sont pas ou ne le sont plus. En pratique, des groupes, des communautés se constituent pendant quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, puis se défont lorsque le sujet perd de son actualité ou de son intérêt.

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Les médias sociaux au service de l’entreprise

Plusieurs m’ont demandé si mon rapport d’intervention sur les médias sociaux que j’ai rédigé dans le cadre de mon MBA en Affaires électroniques de l’Université Laval était disponible. Voici enfin une version pdf de mon rapport qui date de deux ans déjà, mais qui à mes yeux est toujours aussi pertinent. Il est intitulé « Les médias sociaux au service de l’entreprise ».

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Hackathon Québec Ouvert et modèles d’affaires données ouvertes

Aujourd’hui avait lieu le Hackathon Québec Ouvert dans les bureaux d’Abri.co à Québec. En partenariat avec la Ville de Québec, Capitale Ouverte organisait l’événement. Un hackathon est un événement où des développeurs se réunissent pour créer des applications à l’aide de données ouvertes. On dit d’une donnée qu’elle est ouverte lorsqu’elle est librement accessible, sans restriction de droit. Cinq équipes se sont mobilisées pour créer des applications.

Pour l’événement les fichiers suivants étaient mis à la disposition des participants :

  • Heures libres des activités de loisirs
  • Délimitations géographiques des arrondissements
  • Catalogue complet de la bibliothèque St-Charles
  • Liste des chantiers routiers
  • Calendrier des évènements culturels
  • Liste des bibliothèques
  • Description et localisation de tous les panneaux de stationnement
  • Emplacement de tous les parcomètres
  • Délimitations des quartiers
  • Calendriers de la vie démocratique (agglomération, ville, arrondissements et quartiers)

Le RTC (Réseau de Transport de la Capitale) a également publié un fichier avec les horaires, les trajets et les emplacements des arrêts d’autobus.

Plusieurs projets ont vue le jour lors de l’événement tel que raconté par @CapitaleOuverte sur Twitter:

  1. ZoneCone avec données des chantiers de la Ville de Québec #hackathonQc, présenté par Nicolas Roberge pour @ZoneCone
  2. @MartinOuellet pour gestion d’itinéraire en fonction des travaux géolocalisés. propose aussi une voie d’évitement par les rues avoisinantes.
  3. Spatialytics : Localiser des espaces de stationnement avec une adresse donne un aperçu des heures de stationnement interdit. Autre projet Spatialytics: analyse des activités par arrondissement ou quartier et présentation d’un rapport visuel. la page de la Ville montée avec un géoserveur donne accès aux data par format sans dupliquer fichiers. Catalogue des données interrogeable par catégorie
  4. Calendrier coloré par nombre d’activités d’un type donné ou consolidé, pour choisir une date d’événement. On a un aperçu du nombre d’activités par catégorie pour chaque jour d’un mois. Choisir une date d’événement en évitant au mieux des événements concurrents: c’est possible avec les données ouvertes!
  5. Catalogue de la collection de la bibliothèque croisé avec Google Books et Amazon. Application Trouver un livre: enrichit le catalogue de la bibliothèque avec les descriptions en provenance d’Amazon
  6. Explorabus présente une carte de chaleur des arrêts ET de la fréquence horaire des autobus. Quels secteurs sont bien desservis par le RTC? Demandez à ExploraBus! Explorabus vous dit aussi combien de passages à l’heure en moyenne pour un arrêt donné. La prochaine version distinguera les stats par parcours express ou régulier. Coupler les données de travaux routiers avec les trajets suggérés par RTC pour éviter les zones à problème.
  7. Moteur de recherche XML pour interroger les fichiers de la Ville. Ce projet a été développé pour mobile avec capacité GPS pour fournir des résultats auto géolocalisés.

À titre de référence, voici en ordre de population, certaines villes canadiennes qui publient des données ouvertes (Ville, population 2006, adresse Web) :

Mais pourquoi parler de données ouvertes (lire gratuite) sur un blogue d’affaires électroniques? Parce que la libération des données permet de brasser des affaires. Imaginer un service payant basé sur des données ouvertes qui sont toujours à jour grâce à la contribution des utilisateurs. Les modèles d’affaires basées sur les données sont multiples. Pensons :

  • Offrir un accès plus facile et plus précis aux données avec un engin de recherche plus complet que l’origine;
  • Offrir des outils de visualisation des données;
  • Packaging des données avec des métadonnées conceptualisé pour un domaine d’affaires;

Finalement l’excellente thèse « Open Data Business Models (PDF) » de Tammisto, Yulia et Lindman, Juho 2011 identifie en trois niveaux les modèles d’affaires :

  • Conseiller les fournisseurs sur les possibilités de développement et de publication des données brutes;
  • Transformation des données pour offrir des liens;
  • Développement d’applications basé sur les données ouvertes

Source: Tammisto et Lindman 2011

C’est sur ce dernier point, le développement d’applications qui mettent à profit les données ouvertes pour offrir une valeur ajoutée, que les participants du Hackathon ont planché lors de cette journée. Souhaitons du succès à ses entrepreneurs.

Couverture médiatique

Journal de Québec – Québec se laisse courtiser par ses «cracks» de l’informatique

Un commentaire

Lecteur électronique et Kindle 3 Keyboard 3G de Amazon

Pas un autre gadget vous allez me dire. Ordinateur, portable, iPad, iPhone ça suffit. Juste quand on pensait avoir assez de gadgets pour subvenir à ses besoins numériques, voilà que les lecteurs électroniques gagnent en popularité.

Lecteur électronique
Ça fait déjà un bon bout que les liseuses à encre numérique sont sur le marché grand public. La technologie est basée sur des recherches faites en 1997 au MIT Media Lab.

Encre numérique
L’encre numérique est une technique d’affichage qui ne nécessite pas de rétro-éclairage. La technique ressemble beaucoup aux planches à dessin magnétique que les enfants aiment tant. Une charge négative permet de faire afficher les particules foncées puisque les opposés s’attirent alors qu’une charge positive permet de faire afficher les particules blanches.

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Electronic_paper

Le besoin en énergie est minime puisque seul le temps de chargement requiert de l’électricité. Une fois la page affichée, elle peut le demeurer sans avoir besoin d’énergie.

Les images grossies de texte suivant permettent de faire la comparaison entre un écran LCD et un écran à encre numérique.

LCD Encre numérique

La différence au niveau de la qualité d’affichage est flagrante. Sur un écran LCD on voit les lignes qui servent à délimiter les pixels carrés.

Autre gros avantage des appareils à encre numérique est la robustesse des écrans. Encore cette semaine je voyais des jeunes avec leur iPhone et iPod dont l’écran avait littéralement explosé lorsque l’appareil était tombé horizontalement au sol. Un écran de type encre numérique est beaucoup robuste tel que la démontre cette vidéo d’un Kindle échappé d’une hauteur de 30 pouces.

Avec un écran à encre numérique, on peut frapper la surface sans répercussion et sans même que l’affichage change ou scintille.

Les possibilités pour l’encre numérique ne se limitent pas aux livres. Elle peut servir pour des étiquettes d’étagère en magasin tel que le démontre ce projet de Costco.

Source : http://www.eink.com/readable.html

Lecteurs
Les premiers lecteurs font leurs apparitions en 1998, mais il faut attendre 2004 pour que Sony lance le Librié, le premier lecteur à encre électronique. Amazon de son côté à lancé son Kindle de première génération que le 19 nov 2007. Tard vous me direz, mais c’était tout de même 2 ans et 2 mois avant l’arrivée du iPad d’Apple qui a fait ses débuts le 27 janvier 2010. Cette arrivée tardive lui a probablement permis de perfectionner l’appareil et sa mise en marché, car leur popularité aujourd’hui est grandissante. Selon Bloomberg BusinessWeek, Amazon aurait vendu 2.4 millions de Kindle en 2009 et 5 millions en 2010.

Avancée technologique, qualité du produit, baisse des prix et surtout disponibilité de livre numérique gratuit font mousser les ventes.

Côté avancement technologique, le dernier modèle de Kindle la génération 3 offre la technologie Pearl. Avec ses 16 niveaux sur 4 bits de gris, Pearl permet une amélioration de 50% du contraste. La vitesse de chargement est également améliorée ce qui permet d’afficher une page en une fraction de seconde. Les dernières avancées sont la technologie Triton qui permet la couleur. Ici on voit le Hanvon color e-Reader annoncé en 2010, mais ça reste en voir, car aucun modèle que je sache n’est en vente libre.

Revue du Kindle 3 Keyboard, 3G

Personnellement j’ai fait l’achat du Kindle 3 keyboard 3G dont je fais la revue ici.

Pagination
La pagination sur cet appareil se fait assez facilement. Dans le bas de l’écran en mode lecture d’un fichier, on voit une barre de progression avec un pourcentage d’avancement. Pour changer de page, il s’agit d’utiliser les boutons sur le côté de l’appareil. En mode lecture de journal, il est possible de passer à l’article suivant en appuyant sur la flèche de droite du clavier directionnel qui agit en tant que souris. Contrairement à la lecture sur un écran d’ordinateur ou page suivante nous donne trois quarts d’une nouvelle page, en faisant page suivante sur le Kindle, l’appareil nous rend une nouvelle page complète ce qui est beaucoup plus agréable comme expérience.

Transfert de fichiers
Trois possibilités pour téléverser des fichiers sur ce modèle en question : USB, Wi-Fi ou 3G

Prise USB
Un câble est fourni avec l’appareil pour le brancher à un port USB d’ordinateur. Sur l’appareil même, la prise est un mini-USB. Lorsque branché, un nouveau lecteur Kindle (E:) apparaît avec les trois répertoires suivants «audible», « documents » et « music ». Le premier est pour les fichiers de livres audio, le deuxième est pour les livres journaux et impression d’écran (format azm, mobi, pdf ou gif) et le dernier pour les fichiers de musique mp3 (voir le paragraphe concernant les fonctions expérimentales).

Wifi
Deuxième possibilité de transfert est le mode Wi-Fi. Une fois l’appareil configuré sur un réseau, les fichiers peuvent tout simplement être transféré par courriel (voir le paragraphe concernant les courriels).

3G (Whispernet)
La dernière option est celle du 3G (Whispernet). Les modèles identifiés 3G viennent avec un branchement de base 3G sans frais sur réseau Rogers au Canada (lorsque sur la page Setting, faire le raccourci Alt+6-1-1 pour un diagnostic du service de données et voir le réseau). Le réseau disponible pour l’est du Canada est très large tel que démontre cette carte.

Source : http://client0.cellmaps.com/tabs.html

 Grâce à des ententes internationales, il est aussi possible se brancher à l’étranger. Lorsque l’on connaît le mal nécessaire pour se brancher outremer avec un téléphone mobile ou une tablette (voir mon billet « Simuler l’avenir pendant un mois avec un iPad 3G à l’étranger »), en se rends compte qu’il fait un parfait compagnon de voyage.

Courriel
Lorsque l’appareil est configuré à notre nom, une adresse de courriel @kindle.com nous est dédiée. C’est avec cette adresse qu’il faut communiquer pour transmettre les documents que l’on veut charger sur l’appareil. Au préalable il faut se rendre sur la page « Personal Document Settings » sous la section « Approved Personal Document E-mail List » pour ajouter l’adresse de courriel à partir de laquelle les fichiers seront transmis. C’est une sécurité pour ne pas recevoir de pourriel. Également au préalable il est préférable de convertir les fichiers dans un format native à l’appareil (AZW) ou compatible (MOBI) pour la pagination (voir section sur le logiciel Calibre pour un bon outil de conversion). En dernier recours il est possible de visionner des PDF. Enfin, mais non le moindre, les transferts par 3G de fichier personnel n’est pas gratuit. Des frais de transfert de 0,99$ par Mo s’appliquent. Pour éviter des frais vous pouvez forcer la livraison par Wi-Fi en transmettant vous document à l’adresse courriel@free.kindle.com en ajoutant le sou domaine free.

Fonctions expérimentales
Autre la lecture, le Kindle offre aussi certaines fonctions dites expérimentales, dont le fureteur Web, le lecteur MP3 et la narration de texte.

Fureteur Web
Le fureteur Web est de base. Il ne faut pas s’attendre à grand-chose même en basculant l’affichage en mode paysage.

Impossible de lire le texte d’une page sans faire la fonction zoom. Sinon s’il s’agit d’un article, une nouvelle fonction a fait son apparition avec le Kindle 3 qui est très appréciable, celle du Mode Article. Cette fonction accessible dans le menu du fureteur permet de refaire la pagination d’un article pour une meilleure présentation en éliminant certaines images et publicités. Encore une fois le fureteur Web est une fonction de base, mais jusqu’à preuve du contraire elle est complètement gratuite même en mode 3G alors pour vérifier des courriels sur la route ou une nouvelle rapide ça peut dépanner.

MP3
Encore une fois une fonction de base. On peut jouer les fichiers mp3 et le son est acceptable des deux petits haut-parleurs sur le dos de l’appareil, mais aucune interface pour voir les fichiers sur l’appareil alors c’est complètement à l’aveugle que l’expérience ce fait.

Lecteur vocal
Cette fonction permet de faire lire le texte à l’écran. Surtout une fonction d’accessibilité, mais aussi pratique lorsque l’on veut écouter la lecture d’un livre plutôt que de lire.

Raccourcis
Enfin voici une liste de raccourcis (shortcuts) utiles pour le Kindle.
Home : Retour à la page d’accueil
Alt-QWERTYUIOP: Pour atteindre les chiffres, il faut normalement appuyer sur SYM pour avoir un menu spécial et ensuite le chiffre. Un raccourci est d’appuyer Alt et une touche de la première rangée de caractère. (Q=1, W=2,E=3, R=4, T=5, Y=6, U=7, I=8, O=9, P=0).
Alt-Home : Pour se rendre rapidement sur le magasin de livre
Menu : Permets d’afficher le menu, mais aussi si vous êtes sur la page d’accueil (Home) d’avoir une barre de menu en haut de l’écran avec l’espace libre, l’heure (utile lors d’une séance de lecture) , la connectivité (Wi-Fi ou 3G), la force du signal et la charge de la batterie.
Alt-G : Si vous éprouvez des problèmes de fantômes, c’est-à-dire une ancienne impression d’écran qui ne veut pas disparaître, cette combinaison de touches vous permet de faire scintiller l’écran pour régler le problème
Alt-Shift-G : Pour faire une impression d’écran. Il faut se brancher en mode USB avec un ordinateur pour atteindre les fichiers.
Alt-Shift-M : Permet de lancer le jeu démineur

Alt-B : En mode lecture, permets d’insérer un raccourci (bookmark)
Shift-SYM : En mode lecture, permet de lancer et d’arrêter le lecteur vocal

Les raccourcis suivants doivent être utilisés dans le champ de recherche. Une façon efficace de lancer la recherche est de simplement appuyer une lettre quelconque.
@help : Permets d’afficher les raccourcis suivants.
@dict : En ajoutant un terme à la suite, permet d’afficher la page pertinente du dictionnaire Oxford
@store : En ajoutant un terme, permet de rechercher le Kindle Store
@url : En ajoutant une adresse Web à la suite, permet de lancer le fureteur Web et de rendre à l’adresse souhaitée
@web : En ajoutant un terme à la suite, permet d’afficher dans le fureteur Web le résultat d’une recherche dans Google
@wiki : En ajoutant un terme à la suite, permet d’ouvrir le fureteur Web et de se rendre à la page Wikipédia du terme

Gestion de fichiers
La gestion des fichiers de l’appareil laisse beaucoup à désirer. Les fichiers sont synchronisés dans le nuage Internet sur notre compte gratuit, mais les fonctions sont extrêmement limitées. Les seules deux fonctions possible sont « Deliver to my… » et « Delete from library ». Impossible de modifier les meta-données des fichiers ou de les classer.

J’ai donc cherché sur le Web pour un « iTunes » du e-Reader et c’est alors que je suis tombé sur Calibre, un logiciel libre, gratuit, complet et franchement un « must ». Avec ce logiciel il est possible de convertir des fichiers pdf en format mobi ou encore de faire la livraison des journaux gratuits ou blogues sur Internet automatiquement sur son appareil par courriel. Voici à quoi ressemble l’interface.

Ici on voit les journaux français qui sont déjà programmés dans le logiciel, dont Cyberpresse.

Si vous avec un abonnement payant, le journal complet vous sera livré. Si le journal qui vous intéresse n’est pas présent, rien de plus simple que d’ajouter un fil RSS sinon pour les plus techniques, un script peut être programmé. Bref je vous recommande ce logiciel et si vous l’apprécié autant que moi, faite comme moi un petit don de 10$ pour que son développement continue.

Lequel Kindle choisir
Amazon offre plusieurs modèles Kindle. Certain avec clavier ou écran tactile, d’autres avec Wifi ou 3G. Voici un super graphique pour vous aider à choisir. Je le publie avec la permission de l’auteur Michael DeGusta (voir son excellent blogue).

Afin un nouveau modèle le Fire arrivera sous peu (15 Nov au US). Ce dernier n’est en fait pas un lecteur à encre numérique, mais bien une mini tablette multimédia avec tous les avantages (couleurs, applications) et les inconvénients (durée de pile, reflet sur écran au soleil) que cela comporte. Encore là c’est un choix. Il s’agit de décider si l’on veut un appareil hybride multimédia et liseuse qui fait la moitié de chaque fonction ou un appareil dédié qui maîtrise sa fonctionnalité première. Pour une liste complète des lecteurs ainsi que des formats de fichiers compatibles, voir la page « Comparison of e-book readers » Wikipédia.

Bonne lecture.

Mise à jour

Étonnamment, le commentaire qui revient le plus souvent depuis la publication de mon billet hier soir est « Existe t’il des livres en français? ». Personnellement, autre les journaux et quelques magazines, je ne lis pas en français alors j’étais un peu bouche bée. Heureusement une amie (elle va se reconnaitre merci) est venue à ma rescousse avec les trois liens suivants:

http://www.ebooks-gratuit.com/

http://www.ebooksgratuits.com/

http://www.teamalexandriz.org/

Encore quelques uns:

http://www.livrespourtous.com/

http://www.numilog.com/

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Les journaux font cap sur les consommateurs pour leurs revenus

On apprenait la semaine dernière via son concurrent Le Devoir et par un billet sur le site ProjetJ.ca que le journal La Presse prépare un plan pour changer son modèle d’affaires. Les journaux se cherchent un nouveau modèle d’affaires. Avec raison puisque celui en place basée en grande partie sur la publicité (66,1% en 2009) a du plomb dans les ailes selon Statistiques Canada ayant perdu 6,2% en 5 ans entre 2005 et 2009.

 

Mais le modèle économique des journaux traînait de la patte bien avant. Un événement marquant du siècle qui a mis en lumière notre changement face à l’approvisionnement de nouvelles fut l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center le 11 septembre 2001. L’intensité de la nouvelle et le besoin sans précédent de valider l’information ont fait naître un nouveau comportement. Les gens étaient incrédules et l’unique source d’information était Internet. S’en ai suivi un nouveau comportement, une habitude basée sur l’accès instantané. L’effondrement des serveurs Web de CNN qui en ont suivi démontrait la popularité du site Web et le besoin d’attribuer davantage de ressources à ce service.

Nouveaux médias
La Presse se rend bien compte de ce changement et compte profiter de l’engouement pour les nouveaux médias et les nouvelles technologies pour mettre en place un nouveau plan de match. Dans la foulée d’autres éditeurs tels Le Daily de News Corporation, elle travaille sur son « plan iPad » comme certains proches du projet l’ont nommé. Ce plan basé sur la technologie reproduit le modèle des téléphones portables. On vous subventionne un appareil électronique gratuitement, dans le cas des journaux un e-Reader ou une liseuse électronique en français, mais en échange vous devez signer un contrat à durée déterminée. L’entreprise fait donc cap sur les consommateurs pour compenser ses pertes de revenus de la publicité.

Les défis
Ce plan présente plusieurs défis. Déjà le coût de l’appareil. Un iPad entré de gamme Wi-Fi seulement coûte environ 500$. C’est un prix similaire à celui des téléphones intelligents modernes. On peut alors s’attendre à des forfaits de même durée soit 3 ans au Québec pour absorber la subvention de la liseuse électronique. Un triennal ça peut sembler court mais lorsqu’il s’agit de nouvelles technologies c’est une éternité car les modèles se renouvellent chaque année; doublant presque de capacité à chaque fois.

Ensuite il faut produire le journal dans un délai très court. Le délai de production d’un journal journalier est à peine de 15hrs (6h le matin à 21h le soir). Est-ce vraiment envisageable de produire du contenu numérique dans un délai si court? Il faut pouvoir rivaliser avec Internet alors pas question d’offrir que du texte. Ça prend des photos de haute qualité, des vidéos et une mise en page alléchante pour attirer les clients qui ont déjà développé l’habitude d’utiliser Internet ou d’autres produits de substitution telles la télévision ou la radio. C’est un travail intense parlant s’en aux éditeurs de magazine. Apple travaillerait sur des normes pour la mise en page, mais on est loin d’une machine à saucisse qui permettrait de produire un journal électronique automatiquement. Les tâches qui nécessitent une intervention humaine ne peuvent que partiellement être déchargées aux journalistes. Il va toujours y avoir un besoin pour des infographistes, des programmeurs et des éditeurs pour attacher le tout.

Également du point de vue des consommateurs, il faut télécharger les journaux ce qui nécessite un branchement Internet de bonne qualité (lire haute vitesse) et un certain temps de chargement du dit journal quotidiennement. Il ne faut pas s’attendre à ce que lorsque l’on « pesse sur le piton », qu’on soit prêt à lire. Il faut auparavant charger les fichiers sur l’appareil voire même l’application selon le modèle utilisé ce qui peut prendre plusieurs minutes. Gageons que les ingénieurs mettront en place la possibilité de télécharger automatiquement les mises à jour en arrière-plan pendant que l’appareil se recharge la nuit par exemple afin d’être fin prêt le matin pour frotter son journal (pour ne pas dire feuilleter) avec son café, mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Il faut manuellement initier la séquence de mise à jour soi-même et attendre. Seule exception à cette règle déjà en place est l’excellente application FlipBoard qui met en cache certains articles, photos et vidéos selon la capacité de son appareil mais puisque celle-ci ne requiert pas de télécharger à nouveau une application à chaque publication et qu’elle est gratuite d’utilisation, elle n’a pas les contraintes liées au téléchargement ou au mode de payement. Restera à cette entreprise de convaincre ses utilisateurs de s’abonner pour une version payante qui se met à jour automatiquement, exercice difficile lorsqu’il n’y a pas de rareté dans le contenu.

La source du problème
J’ai des grosses appréhensions sur ce modèle et je suis loin d’être convaincu que c’est un modèle gagnant à long terme pour les journaux. Selon moi ça ne règle pas le problème à la base. C’est comme si on vous offrait une télévision avec votre abonnement au câble ou un ordinateur avec votre abonnement à Internet. Ludique comme approche vous me direz, mais pourtant les prix de ces deux appareils électroniques sont sensiblement les mêmes alors pourquoi pas utilisé ce même modèle pour la télé et Internet? Car les gens veulent du choix. Ils ne veulent pas abandonner leur pouvoir d’achat aux mains des entreprises pour une durée déterminée. Une compétitivité saine passe par des choix. On peut faire une comparaison avec le secteur de location à bail de voiture, un marché qui a subi une baisse de 5,5% de 2008 à 2009. Les gens déchantent rapidement lorsqu’ils font le bilan.

Si ce n’est pas le bon modèle alors quel est le bon? C’est la question que tous se posent, mais est-ce vraiment la bonne question à se poser? Je crois qu’il faut revenir à la source du problème. Il ne s’agit pas de simplement transférer les coûts aux consommateurs, mais plutôt de comprendre pourquoi les consommateurs et les commerçants se sont désintéressés des journaux? Force à admettre qu’il y a des biens de substituent dans le marché – Radio, télévision, Internet et les médias sociaux. Il faut donc proposer un produit plus intéressant. Comment? Il faut que les journaux comprennent que leur sphère d’activité a changé. Ils ne sont plus dans le marché des nouvelles, mais bien dans un marché de l’attention. La multiplication des canaux d’information résulte en une compétition pour avoir l’attention des consommateurs. Pour garder l’intérêt des gens, ça va prendre un produit unique, instantané, mais surtout pertinent. Il sera très difficile de rivaliser avec des citoyens bénévoles pour alimenter les nouvelles alors pourquoi ne pas canaliser leur énergie en mettant en place une plateforme pour faciliter et gratifier leur travail. Au lieu de faire payer les consommateurs, pourquoi ne pas plutôt les rémunérer d’une forme quelconque pour leur temps.

Autre piste de solution est la concentration sur un sujet ou sur une région. Un journal local peut difficilement concurrencer les grandes chaînes de production pour les nouvelles internationales. Les sites d’information qui fonctionnent bien en ce moment sont ceux qui sont hyperspécialisés sur un sujet ou une région.

Enfin, il faut se concentrer sur les nouvelles les plus intéressantes, celles qui sont porteuses et en faire du journalisme d’enquête. Comment déterminer ces nouvelles? Demander à vous lecteurs avec un système de vote simple du style « j’aime » ou « je n’aime pas », ils vous le diront.

En résumé je pense que La Presse fait fausse route avec son modèle basé sur un appareil physique tel l’iPad. La solution à son problème de perte de revenu n’est pas d’ordre technologique, mais plutôt d’ordre processus pour la production de son « journal ». Il faut plutôt se concentrer à offrir un produit en demande. L’entreprise devrait canaliser l’énergie de ses lecteurs en mettant en place une plateforme qui leur permettrait d’échanger facilement tout en leur donnant le crédit pour le travail accompli sous forme d’incitatives. Avec une plus grande attention sur les journaux, il s’en suivrait un retour des revenus de publicité.

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Ma réponse à un enseignant qui nous décourage d’utiliser Wikipédia

Ma réponse à un enseignant qui nous décourage d’utiliser Wikipédia.
Voici ses propos:

Je remarque que certaines personnes n’ont pas hésité à utiliser Wikipedia dans le cadre de leur travail Réflexion critique. C’est vraiment à éviter dans tout travail de nature académique. Cet outil est intéressant, certes, mais on ne lui reconnaît que peu de valeur scientifique. Ce n’est pas parce que tout ce qui y est écrit est faux; c’est parce que rien n’assure que son contenu est issu de recherches théoriques ou empiriques valides ou reconnues comme valables. En somme, consultez des articles scientifiques en gestion ou des livres mais ne comptez pas trop sur Wikipedia!

Pourtant, selon une étude menée par le Journal britannique Nature en 2005 indique que Wikipédia est presque qu’aussi fiable que l’encyclopédie Britannica.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/4530930.stm

Je comprends votre point pour ce qui du besoin de citer des références mais la même politique est applicable chez Wikipédia.
http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Reliable_sources

Personnellement je vois Wikipédia comme un outil de démocratisation de l’information et avec ses 3.5 millions d’articles en anglais comme une source inestimable. Je vais régulièrement piger dans celui-ci pour remonter des sources récentes qui ne sont même pas disponibles encore dans des livres de référence en version papier. Mon seul regret est de voir qu’il y a seulement 1 million d’articles en français.

Enfin, je vous invite à lire ce travail de recherche nommé « Why Do People Write for Wikipedia? » qui explique pourquoi les gens rédigent pour Wikipédia.

http://www.andreaforte.net/ForteBruckmanWhyPeopleWrite.pdf

On y apprend qu’au même titre que les chercheurs, les gens cherchent tout simplement une reconnaissance.

Un commentaire

iPad2 – Son vrai concurrent est le papier

Hier Apple a lancé la deuxième version de son iPad, l’appareil électronique qui a défini une nouvelle catégorie d’ordinateur personnel. Devant le succès et la dominance de son premier modèle, les attentes étaient élevées. Apple arrive avec un appareil plus performant et offrant des nouvelles caractéristiques souhaitées telles les deux caméras pour permettre la videotéléphonie.

 

iPad2

Mais les changements les plus importants n’ont rien à voir avec l’appareil même. C’est plutôt les accessoires et la mise à jour de l’iOS qui sont les vedettes. Apple lance un nouvel adaptateur HDMI et un couvert intelligent de protection.

L’adaptateur HDMI ne règle qu’en partie le problème de miroir de l’image sur un projecteur. Un adaptateur vidéo VGA existait déjà mais son utilisation était très limitée car il ne permettait pas de projeter l’intégralité de l’écran de son iPad. Heureusement Apple a priorisé cette lacune et voilà que la nouvelle version de l’iOS, la version 4.3 va offrir l’effet miroir vidéo même sur les anciens appareils. C’est une très bonne nouvelle.

Mais selon moi la plus grande nouvelle non dite est qu’Apple avoue que l’iPad avait une lacune. Il n’avait pas de couvert ce qui le rendait vulnérable. J’ai vu plusieurs brisés leur écran fait de verre. L’entreprise a mis beaucoup d’effort à développer un nouveau couvert polyvalent qui va non seulement protéger l’appareil mais aussi agir de support lorsqu’on le roule en forme de pyramide. Ingénieux comme système et on attend pas moins d’Apple, cette entreprise qui fait autant dans le design que dans l’électronique.

Mais voilà qu’un couvert ajoute à l’épaisseur de l’appareil alors les 4.6mm de diminution vantée par l’entreprise sont perdus. Il n’empêche que dans ce nouveau marché des tablettes, l’iPad demeure le plus mince. Je demeure tout de même sur ma faim pour un modèle ultra mince, ultra résistant qui viendra concurrencer le papier. Car, qu’on se le dise, le papier demeure le plus grand concurrent au iPad, du moins en terme de minceur.

iPad2 vs iPad

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Affaires électroniques – Le cas Walmart

Retour à la base pour ce billet, car la question la plus fréquente que je reçois dernièrement est « C’est quoi au juste les affaires électroniques, ta spécialité au MBA? »

Les affaires électroniques c’est l’utilisation de moyens électroniques pour réaliser des affaires. Ça touche de près et de loin les échanges électroniques d’une entreprise. Cela inclut les échanges avec les clients (B2C), les partenaires (B2B) et les fournisseurs. Depuis l’arrivée de l’Internet commercial en 1995, une nouvelle sous-discipline des affaires électroniques a vu le jour, soit le commerce électronique qui permet de vendre directement par Internet aux clients. Aujourd’hui on associe à tort les affaires électroniques uniquement avec ce sous-domaine. Bien qu’il est vrai que de plus en plus d’activités ont lieu sur Internet particulièrement dans la relation client (B2C), les affaires électroniques englobent beaucoup plus. Elles jouent un rôle important sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit de la conception en passant par la mise en marché, la chaîne d’approvisionnement et la gestion des stocks.

Les affaires électroniques est au fait une discipline plus ancienne qu’Internet. On a n’a qu’a penser aux échanges de données informatisées (EDI) qui ont lieu directement entre les entreprises sans passer par Internet. Les entreprises s’entendent sur un format de données et une fréquence d’échange. Ces échanges qui sont souvent automatiques permettent de réduire considérablement les coûts des traitements entre les entreprises. Bons de commande, avis d’expédition, factures ne sont que quelques exemples d’échanges électroniques qui ont lieu à tous les jours entre les entreprises.

Le cas de Walmart
Walmart est une entreprise qui a tôt compris les avantages des affaires électroniques et en particulier les échanges électroniques. En 1991 soit 4 ans avant l’explosion d’Internet, elle a investi près de 4 milliards de dollars pour mettre sur pied son système Retail Link™ dans le but de faciliter les échanges avec ses partenaires commerciaux.

Depuis 2004 elle incite ses 10 000 fournisseurs à utiliser ce système. En échange, l’entreprise partage une bonne partie des informations qu’elle recueille à travers ses 2900 magasins répartis dans 6 différents pays. Lorsque l’on sait qu’elle recueille 1 million de transactions client par heure dans ses bases de données qui sont évaluées à 2,5 petaoctets ça fait beaucoup d’information à partager.1 Ça permet aux entreprises de suivre avec précision l’inventaire et les ventes afin d’évaluer avec justesse la demande. Le résultat est un système de livraison juste-à-temps et une entreprise efficace.

  1. Data, data everywhere – The Economist
    http://www.economist.com/node/15557443?story_id=15557443 []

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Interaction par gestes sur ordinateur personnel

Hier c’était la souris et le clavier qui avaient la côte pour interagir avec l’ordinateur personnel. Aujourd’hui on voit naître les écrans tactiles multipoints. Demain serait-ce les gestes? Si on se base sur la petite révolution qui est en train de se passer du côté des consoles de jeux vidéos, tout laisse croire que oui. Nintendo fut la première entreprise a proposer une interaction basée sur les gestes avec le Wii en 2006.

Devant son succès, Sony a lancé le mois dernier le Playstation Move.

Dans ces deux cas, l’interaction se fait grâce à une caméra qui lit les gestes d’un contrôleur physique; une télécommande que l’on tient à la main et que l’on agite. Mais voilà qu’un autre gros joueur arrive dans le marché. Cette fois c’est Microsoft qui prévoit lancer au moins de novembre le système Kinect.

A la différence de Nintendo et Sony, cette fois la télécommande disparait. Seule une caméra est nécessaire pour lire les gestes que l’on fait avec son corps pour interagir avec la console Xbox 360. Combien de temps serait-ce nécessaire pour que cela arrive sur l’ordinateur personnel? Ce n’est pas pour demain vous me direz puisque derrière un bureau c’est pas simple de faire des gestes, mais qu’arriverait-il si un deuxième ordinateur personnel était accroché au mur du salon. C’est ce qui pourrait bien se produire avec l’arrivée d’Internet à même le téléviseur tel Google TV. Pas certain que l’on y fera beaucoup de travail sur ce deuxième PC, mais pour une conversation vidéo sur Skype, naviguer sur Internet, vérifier ses courriels et ses réseaux sociaux ça peut être intéressant.

Mise à jour: Selon un blogue italien, Microsoft travaillerait à intégrer les gestes du système Kinect dans Windows 8 qui est prévu pour 2012.

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Les téléviseurs Internet arrivent – Cauchemar pour les designers Web

Le travail d’un concepteur de site Internet est un travail complexe. Non seulement il doit présenter l’information qui est pertinente à l’utilisateur branché, mais il doit le faire avec une ergonomie qui plaira. Aujourd’hui Internet ce n’est plus seulement un ordinateur, un clavier et une souris. En 15 ans le Web a poussé des tentacules. Un utilisateur arrive sur un site Web avec son ordinateur portable, son NetBook, son iPad ou son téléphone mobile. Les grandeurs d’écran se multiplient ce qui cause des maux de tête aux designers Web car ils doivent adapter leurs sites en conséquence sinon proposer un qui est dédié. La grandeur d’écran standard pour un ordinateur, un portable ou un iPad: 1024×768. La grandeur d’écran standard pour un NetBook: 1024×600. La grandeur d’écran standard pour un téléphone portable: là ça se corse, car là il faut faire la distinction des modèles.

Mais comme si les graphistes et intégrateurs Web n’en avaient pas déjà assez, voilà qu’Internet arrive sur les téléviseurs. C’est déjà possible de se brancher vous me direz en passant par une console telle la PS3 de Sony mais c’est marginal alors les designers ne font pas de cas. Mais la fin du déni est proche et le cauchemar des designers arrive, car le jour où chaque téléviseur permet d’accéder à Internet arrive à grands pas. C’est précisément ce que Google TV propose en partenariat avec des joueurs tel Sony qui veut embarquer les composantes de Google TV directement sur les téléviseurs.

Connaissez-vous la grandeur standard d’un écran de téléviseur? Est-ce 40, 46 ou 52 pouces? Beau défi qui s’annonce.

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Fidèle, économe ou infidèle – Classification pour les cyberconsommateurs d’aujourd’hui

Le fidèle
Le cyberconsommateur fidèle c’est celui qui est toujours au rendez-vous. Il n’est pas rare de le voir atterrir directement sur le site d’un commerçant. Il est le type qui se rapproche le plus de la notion du client. Un commerçant peut développer une relation durable avec un client fidèle et s’attendre à un « return sale » c’est-à-dire l’occasion de vendre à nouveau au même client. Un des outils utilisés pour entretenir cette relation est le programme de fidélité. Un commerçant donne des points échangeables en argent ou en cadeau. Les programmes Air Miles ou l’argent Canadian Tire sont probablement les exemples les plus connus au Québec.

L’Économe
Le cyberconsommateur économe c’est celui qui veut un rabais et il s’attend à en avoir un. Il s’agit des « discount customers » ses clients à rabais. Son passe-temps favori c’est de trouver des codes de promotion sur le Web. Ces codes sont l’équivalent de coupons-rabais. Si un cyberconsommateur économe passe une commande et qu’il voit un champ qui permet d’inscrire un code de promotion, il doit à tout prix trouver un code sinon il met fin à la transaction car il a l’impression de se faire avoir. L’entreprise DELL est passée maître de cette façon de faire des affaires en offrant des coupons sur son compte Twitter. Cette activité lui aurait permis de gagner 3 millions en revenu depuis 2007 selon le New York Times.

L’infidèle
Le cyberconsommateur infidèle c’est celui qui n’a pas de scrupule à passer d’un commerçant à un autre. Il est prêt à travailler pour obtenir le meilleur prix et utilise des outils de comparaison de prix tel le site PriceGrabber pour le faire. La plupart du temps il se retrouve à faire affaire avec un revendeur même si en fin de compte il obtient toujours le service du même commerçant. La marge bénéficiaire sur ce type de client est moindre car en plus d’offrir un meilleur prix, il faut payer une commission au revendeur. C’est difficile d’établir une relation directe avec ce genre de consommateur.

Ces dernières années je me suis rendu compte d’une tendance. Tranquillement je vois des gens qui étaient fidèles à un commerçant se retrouver sur la toile à magasiner pour avoir des meilleurs prix. Électroniques, livres, location de voiture, voyage, tout y passe. On est devenu une génération de cyberconsommateur infidèles. La notion du client est remplacée par celle du consommateur.

Comment est-ce qu’une entreprise qui fait des affaires en lignes doit-elle alors s’adapter? Selon moi la question n’est pas de savoir de quel genre ou de quel réseau arrivent ses clients mais bien comment on peut faire pour satisfaire chaque type. Je crois qu’il faut mettre en place un programme de fidélité, offrir des codes de promotion ET développer des relations avec des revendeurs en parallèle. Enfin, lorsqu’un client est au rendez-vous, un VRAI client, il faut trouver une façon de montrer son appréciation même s’il arrive d’un revendeur, car à prix égal, le consommateur aura toujours à faire un choix.

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Simuler l’avenir pendant un mois avec un iPad 3G à l’étranger

La popularité de l’iPad et des ordinateurs en format tablette en générale est phénoménale. Pour vous donner une idée, plus d’un million d’iPad sont vendus par mois dans le monde; c’est à dire un appareil à tout les trois secondes. Apple le fabriquant ou devrais-je dire Foxconn, l’entreprise Chinoise mandatée, n’arrive tout simplement pas à suivre la demande. Sa popularité est à point que même Steve Ballmer le CEO de Microsoft a été obligé de réviser sa position sur cette nouvelle classe d’appareil. Lui qui disait initialement que c’était simplement un autre ordinateur portable est maintenant d’avis que la première priorité de son entreprise est d’avoir un compétiteur. Le chef de direction de Best Buy dans un article du Wall Street Journal allait même jusqu’à dire que la vente d’iPad cannibalisait de 50% les ventes d’ordinateurs portables et en particulier celles des NetBook c’est mini portable conçu pour Internet.

Pour mieux comprendre ce phénomène et aussi par soucis logistiques de ne pas surcharger mes valises, j’ai fait l’expérience d’utiliser un iPad 3G pendant un mois lors d’un récent voyage en France. L’idée de mon expérience était de simuler l’avenir, car je suis convaincu que le marché des ordinateurs personnels ça va dans cette direction. C’était le seul outil informatique et de communication que j’avais. Pas de téléphone, pas d’ordinateur portable, pas de baladeur MP3. Un iPad 3G et, je dois l’admettre, une caméra Nikon D40x pour les photos, car le iPad dans sa version actuelle sur le marché n’a pas de lentille. Il faut bien qu’Apple se laisse une marge pour la prochaine sortie. Alors voici le récit de mon voyage solo tablette avec mes recommandations pour améliorer l’expérience.

Équipement

Avant de partir, je me demandais ce dont j’aurais besoin pour faire de l’expérience un succès. Voici donc la liste d’équipement que j’ai apporté avec moi et que je vous conseille:
  1. Un étui;
  2. Un chargeur pour la voiture;
  3. Une prise de recharge électrique avec adaptateur 220 V;
  4. Une pile de secours;
  5. Trois carte de mémoire SD;
  6. Câble audio pour voiture; et
  7. Des écouteurs avec prise deux en un

Protection et propreté

Question de protégé mon gadget j’ai fait l’acquisition d’un étui en cuir de marque Griffin qui a l’habitude faire des produits de qualité.
Ce choix de modèle a été une grande déception. Plusieurs des boutons et accessoires (ex. haut-parleur) du iPad sont carrément inaccessibles. De plus, il ne possède pas de système pour le faire tenir debout et qui permet écouter des vidéos telle un rabat ou encore pour lui mettre un angle favorable à l’utilisation du clavier virtuelle.
C’est à se demander si l’iPad était sorti lorsque ce modèle a été conçu. Je vous recommande plutôt  l’étui de base d’Apple pour l’avoir également testé.
Côté propreté, les petits doigts sales exigent de nettoyer l’écran régulièrement avec un chiffon propre. Des chiffons spéciaux existent, mais heureusement en congé l’été le port de T-shirt est de mise. J’ai donc pu perfectionner ma technique « frotte la bedaine ».

Accès Internet (3G à l’étranger)

Un des points de vente d’Apple concernant l’iPad est qu’il n’y a pas de période d’engagement. Les forfaits offerts par les fournisseurs dans les différents pays sont tous au mois sans engagement. Ça laisse croire qu’un voyageur y trouverait son compte puisqu’il peut arrêter son forfait dans un pays et prendre un autre forfait rendu à destination. Du moins c’est ce que je croyais. Mais voilà que Telus mon fournisseur au Canada, exige des frais de 10$ par mois pour mettre un compte en veilleuse et arrivé sur place en France, on me dit désolé, seuls les résidents avec une carte d’identité Française peuvent ouvrir un compte. Heureusement un ami m’a offert de prendre un forfait à son nom sur son compte SFR déjà existant sinon ça aurait été probablement la fin de ce billet. J’avais aussi regardé avant mon départ pour une location MiFi d’une entreprise sur Internet qui offre ce service, mais le prix de 600$ pour un mois de service était vraiment ridicule. C’est pourquoi j’avais plutôt opté pour prendre un abonnement sur place sans connaître les restrictions. Seules deux compagnies en France offrent le service 3G spécifiquement pour le iPad soit Orange et SFR. Je crois comprendre en parlant avec des gens sur place que Bouygues aurait aussi une offre, mais impossible de la trouver sur leur site Web.
Pour ce qui est du 3G en France, la disponibilité et la qualité sur le réseau SFR laissait beaucoup à désirer. Au Canada en général si tu te trouves sur les grandes autoroutes, le 3G est au rendez-vous peut importe le réseau. Avec le peu de grands axes routiers vous me direz ça va de soi. En France sur SFR et même sur Orange on me dit c’est autrement. Le 3G n’est pas souvent disponible en dehors des grands centres urbains et lorsqu’il l’est, il y a seulement quelques barres de réception qui s’affichent. Une seule fois j’ai réussi à obtenir 5 barres sur 5 c’est lorsque j’étais au pied de la tour Eiffel. Il faut comprendre que le premier but de la tour Eiffel est d’être une tour de communication. La plupart des opérateurs y sont présents.

Recharger la pile

Deux options pour recharger la pile sans passé par un ordinateur. Je rappelle que dans mon voyage, je n’avais pas accès à des ordinateurs. Le premier est de recharger dans la voiture lors des déplacements. Heureusement les voitures de location en France sont encore munies de prise cigarette ce qui permet de brancher une prise électrique qui s’y adapte. Deuxième option est une prise électrique avec un adaptateur 220V en format prise d’Europe. Le iPad, comme tous les appareils électroniques récents d’ailleurs, ne nécessite pas de convertisseur puisque le bloc d’alimentation interne permet le 110 et 220 V. J’imagine que dans un contexte de mondialisation des marchés ça rend la distribution plus simple.
Enfin pour les dépannages occasionnels, une pile de recharge Kingston pour iPhone est compatible avec l’iPad mais ce modèle ne reste pas fixé lorsque l’appareil est debout à la verticale alors ce n’est pas très pratique.

Téléphone

La seule possibilité de téléphonie sur l’iPad est d’utiliser une application IP tel Skype avec un casque d’écoute qui a un micro d’intégré tel celui qui vient avec l’iPhone. Certaines offrent la possibilité de faire des appels à des lignes téléphoniques traditionnelles, mais souvent c’est payant. Recevoir un appel c’est plus compliqué, car l’iOS3 est monotâche. Il faut alors se donner un rendez-vous afin que l’application soit en mémoire sur l’appareil pour recevoir l’appel. Pas très pratique, mais puisque la voix est probablement la fonction que j’utilise le moins sur les  appareils mobiles incluant l’iPhone, j’en fais pas de cas.

Outil de navigation

La grosseur de l’écran de presque 10″ est nettement supérieure aux autres appareils mobiles incluant les téléphones portables ou les GPS. Seul hic c’est qu’une application native de navigation avec les cartes en mémoire sur l’appareil est nécessaire, car bien que l’appareil permet une connection Internet 3G, aussitôt sortie des autoroutes ou des centres urbains, la connections passait en basse vitesse ou disparaissait carrément. Les cartes Google Maps ne se chargeaient alors pas assez rapidement ou pas du tout ce qui donnait une très mauvaise expérience de navigation. Même en mode plan normal sans images satellites le temps de chargement était vraiment lent. Je me retrouvais alors à précharger des cartes pour faire des impressions d’écran afin de les avoir en mémoire et accessible lorsque nécessaire. On peut donc dire que l’utilisation du iPad comme outil de navigation est en fonction de la disponibilité du réseau sinon il faut faire l’acquisition d’applications de navigation tel celui de TomTom. Mise à jour du 7 juillet 2011: Google offre maintenant la possibilité de télécharger à l’avance les cartes pour s’en servir plus tard mais la fonctionnalité est disponible que sur Android pour l’instant. Espérons qu’elle fera son chemin sur iPad (iOS) également.

Musique d’ambiance

Lors de l’apéro, une petite musique de fond était de mise avec un petit verre de vin en main. Le haut-parleur du iPad était plus que correct pour remplir cette fonction. Puisque l’application iPod native d’Apple est multitâche, il était possible de mettre l’écran de l’appareil en veille pour économiser la pile. Cependant soyez avisé que lorsque vous déposez l’appareil sur une table en public, il ne reste pas inactif longtemps.

Photos

L’activité la plus importante que j’ai faite pendant mes vacances était de prendre des photos. Je prenais environ 200 photos par jour. Ainsi vous comprendrez que mon accessoire iPad favori était l’adaptateur pour carte SD.
Cet accessoire permet d’insérer une carte SD sur l’iPad pour y transférer ses photos. Au coût de 35$CA ou 29$US ce qui inclut également un adaptateur pour USB, c’est à mon avis l’accessoire de voyage le plus utile. Il permet de décharger ses cartes SD pour pourvoir les réutiliser. Une fois les photos sur l’iPad on peut faire le trie, se repasser les moments forts de la journée et partager les meilleures sur Flickr/Facebook.

Divertissement dans la voiture

Je n’avais pas de lecteur DVD dans la voiture de location. J’avais donc prévu le coup en transférant quelques films pour les enfants sur l’iPad. Le logiciel CloneDVDMobile qui est payant fait un très bon travail pour convertir les DVD en format MP4 convenable pour l’écran du iPad. Bien que ce logiciel n’offre pas un paramètre spécifique pour l’iPad, la configuration pour Portable Sony Playstation (PSP) fait très bien l’affaire. Je n’avais pas de support pour la voiture, mais par chance l’espace entre les deux sièges des passagers avant permettait de bloquer l’iPad dans une position convenable.
Petite précision importante, la puissance des haut-parleurs n’est pas adéquate pour entendre un film lorsque l’on roule même avec les fenêtres fermées. Il faut donc se procurer un câble audio pour brancher sur la radio et haut-parleur de la voiture. Il s’agit ensuite d’activer seulement les hauts parleurs de l’arrière (fader) pour une conduite plus agréable.

Divertissement dans l’avion

Enfin l’iPad s’est avéré utile dans l’avion au retour pour occuper les petits. Bien que les films d’Air Transat sont choisis en fonction de la clientèle familiale, malheureusement la position des écrans dans l’avion ne permet pas souvent aux petits de les voir. L’iPad sur la tablette repas est une bonne solution.
Surtout ne pas oublier l’adaptateur audio deux en un lorsqu’on a deux enfants à occuper.

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