Est-ce que votre site Web est compatible pour un écran de 480×320?

Le marché des téléphones mobiles est un domaine fascinant à suivre. Un nouveau paradigme s’y installe avec la venue des ordiphones soit ses téléphones multifonctions qui sont munis d’un fureteur Web. Popularisées par l’arrivée du iPhone d’Apple en 2007, plusieurs autres marques ont emboité le pas pour offrir des téléphones avec écrans pleine grandeur. Notons le Blackberry Storm, le HTC Nexus One (Google), le Motorola Droid, le Palm Pre et le tout dernier Microsoft Phone 7. Selon une étude récente de Nielsen, la vente de ce type de téléphone devrait surpasser celle des téléphones mobiles classiques d’ici un an.


Lorsque l’on pense que ce genre d’appareil n’existait pas il y a quatre ans, c’est dire à quel point le changement s’est fait rapidement. Dans ce contexte, comment desservir cette nouvelle clientèle qui accède le Web dans un mini format? Trois options seront élaborées.

Pour commencer, il faut déterminer la grosseur d’écran du marché. Le tableau qui suit compare la résolution des modèles pleins écrans les plus populaires.

Marque Modèle Résolution d’écran
Apple iPhone 480×320
Palm Pre 480×320
RIM Blackberry Storm 480×360
HTC/Google Nexus One 800×480
Microsoft Phone 7 800×480
Motorola Droid 854×480

On y voit que le plus petit dénominateur est celui du iPhone avec sa résolution de 480×320. Puisqu’il s’agit de l’appareil le plus populaire sur le marché actuellement (50% du marché), il est d’autant plus avisé de se baser sur ce format.

Une première option est d’utiliser une application compilée. C’est l’approche qu’utilise le Musée du Louvre de Paris.

L’avantage de cette approche est d’avoir un contrôle absolu sur le format et l’interaction. Puisque l’application est installée localement sur l’appareil, il n’est pas nécessaire d’avoir un accès Internet. Il n’y a donc pas de ralentissement ou de retard pour afficher les écrans. Il y a aussi des fonctionnalités natives de l’appareil qui peuvent être utilisées telles que l’accéléromètre, les alertes et la vibration. Les désavantages majeurs de cette approche sont le coût, les efforts de développement et la réutilisation limitée du code de l’application que peut être fait d’une plateforme à une autre. Ainsi, les efforts investis pour développer une application pour iPhone ne sont pas directement réutilisables pour une application qui roulerait sur Android par exemple. Des avancées récentes sur Silverlight de Microsoft permettraient de couvrir les marchés Android et Microsoft, mais pas celui d’Apple. Enfin, notons également le besoin de passer par un processus d’approbation pour publier l’application. Certain de ces processus peuvent être gratuit et assez rapide tel que celui d’Android Market mais d’autre peuvent être payant et plus long comme celui d’Apple. Ce dernier nécessite une licence de développeur qu’il faut se procurer à un coût de 99$ par an.

Une deuxième option est celle de formater son site en colonne de largeur restreinte un peu comme le font les journaux papier. Ainsi, un utilisateur pourra double toucher la colonne du texte pour la mettre en évidence (zoomer) et faciliter la lecture.

C’est un bon compromis, mais ça nécessite une bonne réflexion pour l’agencement du contenu. En définitive la lecture d’un site nécessitera de faire plusieurs zooms et dé-zooms pour se repositionner.

Enfin, une dernière option est d’offrir une version de son site Web spécifiquement pour les appareils mobiles. C’est l’approche qui a été retenue par Nurun pour le site du musée de la civilisation de Québec (http://www.mcq.org/mobile).

Ainsi, une version pour mobile du site permet d’accéder à l’ensemble du contenu dans un format optimal. Cela nécessite un certain travail pour reformater le contenu avec une feuille de style spécifique, mais les avantages sont indéniables. Cette approche permet de désservir l’ensemble des utilisateurs mobiles de nouvelle génération, peu importe la marque de leur téléphone avec une seule version des fichiers du site. Si un certain modèle ou marque devenait populaire, le site demeure fonctionnel. Aussi lorsque vient le temps de faire une modification ou un ajout, ça permet d’éviter de recompiler l’application et de la resoumettre pour approbation sur plusieurs plateformes.

En conclusion, après le passage des écrans de 800×600 à 1024×768 (pour ceux comme moi qui ont connu ça) nous voilà à nous questionner sur la pertinence d’offrir un site Web compatible 480×320. Heureusement aujourd’hui les technologies qui présentent l’information (HTML, CSS et Javascript) ont évolué ce qui nous donne davantage de possibilités pour compenser le peu d’espace disponible.

Pour connaître nos offres de services sur mobile chez Nurun.

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