Affaires électroniques – Le cas Walmart

Retour à la base pour ce billet, car la question la plus fréquente que je reçois dernièrement est « C’est quoi au juste les affaires électroniques, ta spécialité au MBA? »

Les affaires électroniques c’est l’utilisation de moyens électroniques pour réaliser des affaires. Ça touche de près et de loin les échanges électroniques d’une entreprise. Cela inclut les échanges avec les clients (B2C), les partenaires (B2B) et les fournisseurs. Depuis l’arrivée de l’Internet commercial en 1995, une nouvelle sous-discipline des affaires électroniques a vu le jour, soit le commerce électronique qui permet de vendre directement par Internet aux clients. Aujourd’hui on associe à tort les affaires électroniques uniquement avec ce sous-domaine. Bien qu’il est vrai que de plus en plus d’activités ont lieu sur Internet particulièrement dans la relation client (B2C), les affaires électroniques englobent beaucoup plus. Elles jouent un rôle important sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit de la conception en passant par la mise en marché, la chaîne d’approvisionnement et la gestion des stocks.

Les affaires électroniques est au fait une discipline plus ancienne qu’Internet. On a n’a qu’a penser aux échanges de données informatisées (EDI) qui ont lieu directement entre les entreprises sans passer par Internet. Les entreprises s’entendent sur un format de données et une fréquence d’échange. Ces échanges qui sont souvent automatiques permettent de réduire considérablement les coûts des traitements entre les entreprises. Bons de commande, avis d’expédition, factures ne sont que quelques exemples d’échanges électroniques qui ont lieu à tous les jours entre les entreprises.

Le cas de Walmart
Walmart est une entreprise qui a tôt compris les avantages des affaires électroniques et en particulier les échanges électroniques. En 1991 soit 4 ans avant l’explosion d’Internet, elle a investi près de 4 milliards de dollars pour mettre sur pied son système Retail Link™ dans le but de faciliter les échanges avec ses partenaires commerciaux.

Depuis 2004 elle incite ses 10 000 fournisseurs à utiliser ce système. En échange, l’entreprise partage une bonne partie des informations qu’elle recueille à travers ses 2900 magasins répartis dans 6 différents pays. Lorsque l’on sait qu’elle recueille 1 million de transactions client par heure dans ses bases de données qui sont évaluées à 2,5 petaoctets ça fait beaucoup d’information à partager. ((Data, data everywhere – The Economist
http://www.economist.com/node/15557443?story_id=15557443)) Ça permet aux entreprises de suivre avec précision l’inventaire et les ventes afin d’évaluer avec justesse la demande. Le résultat est un système de livraison juste-à-temps et une entreprise efficace.

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