L’abondance de l’information a toujours existé. Dans sa forme journalistique, on la retrouvait déjà dans les journaux, à la radio et à la télévision de par le nombre de sources offertes. La convergence de ces médias sur Internet, la gratuité d’accès et le peu d’effort nécessaire pour consulter cette information qui est maintenant référencé, n’a fait qu’exposer l’ampleur de l’information disponible aux consommateurs. Devant cette ampleur l’être humain est à développer des mécanismes pour découvrir la meilleure information. Un de ces mécanismes est le phénomène de l’attention.
Prenons par exemple un des premiers sites Web dits sociaux, le site DIGG lancé en 2004. Ce site permet à ses membres de voter sur des articles, des vidéos et des images. Plus un document est apprécié, plus il reçoit des votes et se retrouve dans le haut d’une catégorie d’articles et éventuellement sur la page d’accueil. Un autre exemple est la pratique de re-publier (retweet, RT ou via) sur la plateforme Twitter. Rappelons que Twitter est une plateforme gratuite qui permet de publier des informations 140 caractères à la fois. Cela peut sembler très limitatif, mais c’est suffisant pour publier un lien hypertexte et une description. Ainsi, les utilisateurs du réseau Twitter publient des biens sociaux soit des liens vers des articles, des vidéos ou autres et lorsqu’un autre membre le juge d’intérêt, il re-publie cette information sur son réseau de contacts. Ainsi, les meilleures séquences d’information, selon son réseau, sont partagées. On peut donc dire que c’est le réseau de contacts qui attire l’attention sur la nouvelle.
L’expérience nouvelle s’est donc modifiée avec le temps. Dans sa forme initiale du papier, on recevait les nouvelles chez soi, sans contrôle sur les sujets abordés. Ensuite est venu Internet avec les sites spécialisés et les fils de nouvelles syndiqués (RSS) qui permettaient de recevoir des informations sur des sujets précis. Avec l’arrivée des médias sociaux est arrivée l’ère de l’attention où l’emphase est mise sur l’intérêt de son réseau et où la qualité de l’information est gage de la qualité de ce réseau.
#1 by Patrick Grégoire on avril 10, 2010 - 1:01
Excellent point de vue qui complète grandement mon billet «L’évolution du Web passe-t-elle par le Web sémantique».
http://www.patrickgregoire.com/index.php/2010/04/levolution-du-web-passe-t-elle-par-le-web-semantique/
L’important est d’y aller par petite gorgée, de ne pas devenir accro à ces sources d’information. L’idée de me créer un blogue personnel était d’ailleurs de mettre sur «papier» toutes ces informations acquises afin de m’assurer que je puisses garder ces connaissances et les mettre en pratique. Sinon, nous pouvons facilement se retrouver noyé par cette surcharge d’information.
#2 by Louis Durocher on juin 3, 2010 - 7:19
Un bon billet. Il est difficile de faire comprendre cela aux entreprises (PME), car l’ère de l’attention veux dire qu’il y a du contenu pour soutenir cette attention: blogue, vidéos, white-papers, analyse, sondage, etc. Les entreprises doivent devenir productrices de contenus. De quoi parle-t-on et qu’échange-t-on dans les réseaux sociaux sinon des liens et de l’info vers des contenus intéressants? Pas de contenus, pas d’attention. Mitch Joel déclarait dans The Gazette: Brands have to become publishers of online content. : http://www.twistimage.com/blog/archives/no-more-websites-only-publishers/
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