Archives de la catégorie Affaires électroniques

Les médias sociaux au service de l’entreprise

Plusieurs m’ont demandé si mon rapport d’intervention sur les médias sociaux que j’ai rédigé dans le cadre de mon MBA en Affaires électroniques de l’Université Laval était disponible. Voici enfin une version pdf de mon rapport qui date de deux ans déjà, mais qui à mes yeux est toujours aussi pertinent. Il est intitulé « Les médias sociaux au service de l’entreprise ».

Pas de commentaire

Hackathon Québec Ouvert et modèles d’affaires données ouvertes

Aujourd’hui avait lieu le Hackathon Québec Ouvert dans les bureaux d’Abri.co à Québec. En partenariat avec la Ville de Québec, Capitale Ouverte organisait l’événement. Un hackathon est un événement où des développeurs se réunissent pour créer des applications à l’aide de données ouvertes. On dit d’une donnée qu’elle est ouverte lorsqu’elle est librement accessible, sans restriction de droit. Cinq équipes se sont mobilisées pour créer des applications.

Pour l’événement les fichiers suivants étaient mis à la disposition des participants :

  • Heures libres des activités de loisirs
  • Délimitations géographiques des arrondissements
  • Catalogue complet de la bibliothèque St-Charles
  • Liste des chantiers routiers
  • Calendrier des évènements culturels
  • Liste des bibliothèques
  • Description et localisation de tous les panneaux de stationnement
  • Emplacement de tous les parcomètres
  • Délimitations des quartiers
  • Calendriers de la vie démocratique (agglomération, ville, arrondissements et quartiers)

Le RTC (Réseau de Transport de la Capitale) a également publié un fichier avec les horaires, les trajets et les emplacements des arrêts d’autobus.

Plusieurs projets ont vue le jour lors de l’événement tel que raconté par @CapitaleOuverte sur Twitter:

  1. ZoneCone avec données des chantiers de la Ville de Québec #hackathonQc, présenté par Nicolas Roberge pour @ZoneCone
  2. @MartinOuellet pour gestion d’itinéraire en fonction des travaux géolocalisés. propose aussi une voie d’évitement par les rues avoisinantes.
  3. Spatialytics : Localiser des espaces de stationnement avec une adresse donne un aperçu des heures de stationnement interdit. Autre projet Spatialytics: analyse des activités par arrondissement ou quartier et présentation d’un rapport visuel. la page de la Ville montée avec un géoserveur donne accès aux data par format sans dupliquer fichiers. Catalogue des données interrogeable par catégorie
  4. Calendrier coloré par nombre d’activités d’un type donné ou consolidé, pour choisir une date d’événement. On a un aperçu du nombre d’activités par catégorie pour chaque jour d’un mois. Choisir une date d’événement en évitant au mieux des événements concurrents: c’est possible avec les données ouvertes!
  5. Catalogue de la collection de la bibliothèque croisé avec Google Books et Amazon. Application Trouver un livre: enrichit le catalogue de la bibliothèque avec les descriptions en provenance d’Amazon
  6. Explorabus présente une carte de chaleur des arrêts ET de la fréquence horaire des autobus. Quels secteurs sont bien desservis par le RTC? Demandez à ExploraBus! Explorabus vous dit aussi combien de passages à l’heure en moyenne pour un arrêt donné. La prochaine version distinguera les stats par parcours express ou régulier. Coupler les données de travaux routiers avec les trajets suggérés par RTC pour éviter les zones à problème.
  7. Moteur de recherche XML pour interroger les fichiers de la Ville. Ce projet a été développé pour mobile avec capacité GPS pour fournir des résultats auto géolocalisés.

À titre de référence, voici en ordre de population, certaines villes canadiennes qui publient des données ouvertes (Ville, population 2006, adresse Web) :

Mais pourquoi parler de données ouvertes (lire gratuite) sur un blogue d’affaires électroniques? Parce que la libération des données permet de brasser des affaires. Imaginer un service payant basé sur des données ouvertes qui sont toujours à jour grâce à la contribution des utilisateurs. Les modèles d’affaires basées sur les données sont multiples. Pensons :

  • Offrir un accès plus facile et plus précis aux données avec un engin de recherche plus complet que l’origine;
  • Offrir des outils de visualisation des données;
  • Packaging des données avec des métadonnées conceptualisé pour un domaine d’affaires;

Finalement l’excellente thèse « Open Data Business Models (PDF) » de Tammisto, Yulia et Lindman, Juho 2011 identifie en trois niveaux les modèles d’affaires :

  • Conseiller les fournisseurs sur les possibilités de développement et de publication des données brutes;
  • Transformation des données pour offrir des liens;
  • Développement d’applications basé sur les données ouvertes

Source: Tammisto et Lindman 2011

C’est sur ce dernier point, le développement d’applications qui mettent à profit les données ouvertes pour offrir une valeur ajoutée, que les participants du Hackathon ont planché lors de cette journée. Souhaitons du succès à ses entrepreneurs.

Couverture médiatique

Journal de Québec – Québec se laisse courtiser par ses «cracks» de l’informatique

Un commentaire

Affaires électroniques – Le cas Walmart

Retour à la base pour ce billet, car la question la plus fréquente que je reçois dernièrement est « C’est quoi au juste les affaires électroniques, ta spécialité au MBA? »

Les affaires électroniques c’est l’utilisation de moyens électroniques pour réaliser des affaires. Ça touche de près et de loin les échanges électroniques d’une entreprise. Cela inclut les échanges avec les clients (B2C), les partenaires (B2B) et les fournisseurs. Depuis l’arrivée de l’Internet commercial en 1995, une nouvelle sous-discipline des affaires électroniques a vu le jour, soit le commerce électronique qui permet de vendre directement par Internet aux clients. Aujourd’hui on associe à tort les affaires électroniques uniquement avec ce sous-domaine. Bien qu’il est vrai que de plus en plus d’activités ont lieu sur Internet particulièrement dans la relation client (B2C), les affaires électroniques englobent beaucoup plus. Elles jouent un rôle important sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit de la conception en passant par la mise en marché, la chaîne d’approvisionnement et la gestion des stocks.

Les affaires électroniques est au fait une discipline plus ancienne qu’Internet. On a n’a qu’a penser aux échanges de données informatisées (EDI) qui ont lieu directement entre les entreprises sans passer par Internet. Les entreprises s’entendent sur un format de données et une fréquence d’échange. Ces échanges qui sont souvent automatiques permettent de réduire considérablement les coûts des traitements entre les entreprises. Bons de commande, avis d’expédition, factures ne sont que quelques exemples d’échanges électroniques qui ont lieu à tous les jours entre les entreprises.

Le cas de Walmart
Walmart est une entreprise qui a tôt compris les avantages des affaires électroniques et en particulier les échanges électroniques. En 1991 soit 4 ans avant l’explosion d’Internet, elle a investi près de 4 milliards de dollars pour mettre sur pied son système Retail Link™ dans le but de faciliter les échanges avec ses partenaires commerciaux.

Depuis 2004 elle incite ses 10 000 fournisseurs à utiliser ce système. En échange, l’entreprise partage une bonne partie des informations qu’elle recueille à travers ses 2900 magasins répartis dans 6 différents pays. Lorsque l’on sait qu’elle recueille 1 million de transactions client par heure dans ses bases de données qui sont évaluées à 2,5 petaoctets ça fait beaucoup d’information à partager.1 Ça permet aux entreprises de suivre avec précision l’inventaire et les ventes afin d’évaluer avec justesse la demande. Le résultat est un système de livraison juste-à-temps et une entreprise efficace.

  1. Data, data everywhere – The Economist
    http://www.economist.com/node/15557443?story_id=15557443 []

Pas de commentaire