Archives de la catégorie Entreprise 2.0
Blogues au service de l’entreprise
Posté par palalonde dans Blogue, Entreprise 2.0 le janvier 2, 2012
Un peu de lecture en cette période de vacance. Je suis tombé sur un bon passage concernant les blogues au service de l’entreprise dans le livre « Une Révolution du Management le modèle Google » de l’auteur Bernard Girard écrit en 2006. Le lien entre les blogues et le livre est que Google ayant racheté l’outil Blogger en 2003 faits bonne utilisation de blogues dans sa culture d’entreprise. Voici le passage de la page 122 que j’ai trouvé intéressant.
Pour qui les regarde de près, les blogs sont bien plus que les journaux en ligne qu’on y voit en général. Ils combinent en effet des fonctions de traitement de l’information (édition, publication) et de création de lien social : on peut s’abonner à un blog, comme un journal, à cette différence près que dans une petite communauté (et une entreprise reste une petite communauté), cet abonnement prend une valeur toute particulière. Il veut dire que l’on partage les intérêts de son auteur, qu’on lui confiance et qu’on apprécie ce qu’il écrit. On retrouve cette même combinaison de traitement de l’information et de production en lien social sur d’autres outils de marquage de documents, de recherche de l’information. Dans tous les cas, la coordination entre acteurs appartenant à des services différents se fait sans intervention de la hiérarchie. La relation étroite entre division du travail, structure hiérarchique et organisation peut sauter. Elle n’est tout simplement plus pertinente.
Les blogs ne diffusent pas une information fabriquée et contrôlée d’en haut par des experts, comme dans les produits de communication, de TCAO ou de knowledge management classiques, mais une information qui vient d’en bas, des collaborateurs. Et la coordination se fait de la manière plus simple qui soit. En s’abonnant à ces blogs, en y apportant leurs commentaires, les ingénieurs choisissent de collaborer (ou de ne pas collaborer) avec tel ou tel. Se créent des mouvements de concentration et de feedback : certains blogs sont populaires quand d’autres ne le sont pas ou ne le sont plus. En pratique, des groupes, des communautés se constituent pendant quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, puis se défont lorsque le sujet perd de son actualité ou de son intérêt.
Les médias sociaux au service de l’entreprise
Posté par palalonde dans Affaires électroniques, Entreprise 2.0, Médias sociaux le novembre 30, 2011
Plusieurs m’ont demandé si mon rapport d’intervention sur les médias sociaux que j’ai rédigé dans le cadre de mon MBA en Affaires électroniques de l’Université Laval était disponible. Voici enfin une version pdf de mon rapport qui date de deux ans déjà, mais qui à mes yeux est toujours aussi pertinent. Il est intitulé « Les médias sociaux au service de l’entreprise ».
Modèles de gouvernance pour un système Web participatif
Posté par palalonde dans Entreprise 2.0, Médias sociaux le avril 29, 2010
Voici un résumé de l’excellent livre dont je traitais dans mon billet précédent, « Social Networking for Business » de Rawn Shah. On y parle des modèles de gouvernance possibles pour la gestion d’un système Internet d’entreprise qui exploite la participation des employés et des clients. Attention, outre le modèle centralisé, on est très loin d’un site Internet statique ici.
Modèle centralisé
Ce modèle est celui qui se rapproche le plus du modèle traditionnel. Les communications proviennent du haut vers le bas, de façon hiérarchique. Dans ce modèle, les dirigeants qui désirent publier de l’information veulent garder plein contrôle sur leurs contributions, sur le but de chaque communication et sur leurs directions. Les mises à jour sont peu fréquentes dans ce genre de modèle car les membres d’une organisation ont très peu à dire sur ce qui est publié.
Pour une organisation, cela représente souvent le maintien de la structure actuelle. La direction émet pour publication aux équipes responsables de chaque domaine (ex. affaires publiques, juridiques, ressource humaine) avec l’aide des équipes techniques (ex. communications, webmestre).
Modèle centralisé avec rétroaction
Une variation de l’approche centralisée est celle de permettre une interaction dans la forme de commentaires, de notes, d’annotation ou autres formes de rétroaction (feedback). C’est le modèle utilisé par certains sites Web corporatifs tel que Nurun ou encore des médias d’information tels que le Globe & Mail et Cyberpresse. Ces sites Web permettent des commentaires avec ou sans approbation. On retrouve sur une page un titre de section tel « Commentaires » qui permet de différencier la contribution des journalistes de ceux des lecteurs par exemple. À contrepartie, les contributions ne sont pas faites du même niveau. C’est encore un endroit ou les dirigeants dictent la direction à prendre.
Pour une organisation, cela peut représenter le maintient de la structure actuelle de son site Web mais de permettre aux clients de rétroagir avec des commentaires.
Modèle délégué
Ce modèle permet plus d’interaction en permettant aux non-propriétaires d’information de faire des contributions primaires. Les employées peuvent ainsi proposer des idées, assister dans l’exécution des tâches et guider la direction. Les propriétaires sont encore impliqués mais la coopération et la coordination n’a pas seulement lieu à l’interne. Des subalternes peuvent venir de différentes organisations autres que celle du domaine qui commandite la section du site. La fréquence de publication dépendra alors des affinités que les membres ont à l’égard du sujet.
L’exemple pour une organisations est cellle d’une section ou d’un groupe de discussion qui permet la contribution de l’extérieur du domaine. Dans ce modèle, on assigne un ou plusieurs employés pour diriger un groupe de travail. Ces employés invitent à leurs tours des participants à devenir des délégués. En pratique ça se traduit souvent par une formule « demandé aux experts ».
Modèle représentatif
Le modèle représentatif est une forme démocratique qui permet aux membres d’élire par vote certains dirigeants pour représenter leurs intérêts dans la direction d’un groupe. Dans ce modèle, la plupart des membres ont la même capacité de participer. Pas tous ont cependant la possibilité de créer des sujets, d’agir sur la direction du groupe ou de ses représentants.
Les clubs et organisations à but non lucratif adoptent souvent ce type de modèle. La fréquence de publication est liée aux affinités que les membres ont aux valeurs et à l’identité culturelle de l’organisation et de ses représentants.
Modèle par essaimage
Le modèle par essaimage est un modèle décentralisé dans lequel il n’y a pas de direction ferme pour définir la structure dans son ensemble. Chaque membre d’un groupe a une contribution égale concernant chaque sujet. La fréquence de publication est augmentée par la liberté qui est donnée à publier des informations par tous.
Dans le modèle par essaimage, se sont les employés qui ont des affinités en commun qui se regroupe pour travailler ensemble sur les sujets ou les sections du site qu’ils jugent important ou d’intérêts.
Recommandations
La culture d’entreprise est le facteur qui a le plus d’incidence sur la méthode qui sera adoptée. Plus une organisation démontre de l’ouverture, plus elle aura tendance à choisir une méthode décentralisée. L’avantage d’un modèle décentralisé est de permettre à un groupe d’individus de contribuer, au-delà du noyau propriétaire. Les échanges et la collaboration sont plus enrichis et beaucoup plus fréquents.
Bien qu’une méthode décentralisée donne de meilleurs résultats, pour une organisation qui commence à ouvrir l’édition des sections de son site au-delà du noyau des webmestres ou de l’équipe des communications, il est préférable de débuter avec un modèle centralisé avec rétroaction. Le passage d’un modèle centralisé à décentralisé est beaucoup plus facile que l’inverse. Le choix d’un modèle peut très bien évoluer dans le temps selon la maturité de l’organisation. En général un modèle débute par une forme plus vague pour ensuite se concrétiser avec le temps.
Enfin, tout changement requiert une nouvelle approche du travail en équipe. Deux tendances fortes nous amènent à revoir un modèle de gouvernance : l’accélération du rythme des affaires et l’adoption par les membres de son équipe du Web participatif.