La mondialisation

Là où les voitures de l’Asie sont fabriquées en Amérique alors que les voitures américaines sont de l’Asie. Sérieusement, la mondialisation est souvent associée avec le « offshoring » ou l’extraterritorialisation. Celle-ci consiste à faire faire à l’étranger des biens et services pour une fraction du prix local. Mais le offshoring à un prix soit celle de la mauvaise presse pour certaines entreprises. C’est le cas d’Apple qui a vu la demande pour ses produits iPhone, iPod et iPad explosée ces dernières années. Il faut comprendre que même si ces gadgets sont conçus en Californie, leurs fabrications et assemblages sont faits en Asie. Récemment Apple a été mise sur la sellette pour le taux élevé de suicide chez les employés de l’entreprise Foxconn. Même si Foxconn fabrique des produits pour la plupart des entreprises de l’industrie du mobile, c’est Apple qui a été ciblé par les médias. Pas facile la mondialisation.

Un commentaire

Pas de Wi-Fi à Disneyland Paris

Je suis présentement en voyage en France pour un mois avec ma petite famille. Notre premier arrêt était une visite de trois jours à Disneyland Paris. Ce parc ouvert en 1992 accueille plus de 15 millions de visiteurs par année. Le parc est très grand et superbe pour les familles. Le personnel venant des quatre coins de l’Europe est sympathique et les services sont hors paires sauf pour Internet. Ce n’est pas compliqué, on compte zéro point de services Wi-Fi sur le site même. Seul un des 7 hôtels le New York situé à l’extérieur du site dans le village offre un service Wi-Fi mais il est payant. Je ne peux m’empêcher de penser quelle belle occasion rater pour faire connaître ce magnifique parc. Imaginer les photos et les messages qui pourraient faire la promotion du site gratuitement. On comprend mieux pourquoi il était difficile d’avoir de l’information à jour avant de venir.

À Québec avec nos 4 millions de visiteurs par an, on compte plus de 200 points de services Wi-Fi gratuits avec Zap-Québec et c’est sans parler des commerçants qui offrent également le service. Des superbes photos du Vieux-Québec sont publiées régulièrement sur Twitter, Facebook, Flickr et autres. C’est là que l’on se rend compte non seulement de la chance que l’on a mais aussi du travail précurseur qui s’est fait. Peux-être est-ce là un élément de succès de la vitalité économique de Québec.

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Pas facile de migrer de Fido à Rogers

Récemment j’ai acheté mon iPad sur le Apple Store en ligne. J’avais réservé un appareil chez Future Shop Laurier mais après avoir fait le suivi avec eu, ils ne savaient plus trop ou ils avaient mis le livre de réservation et le gars qui s’en occupe est en vacance pour deux semaines. Alors plan B m’assurait d’avoir mon gadget pour les vacances. La facture stipule au plus tard le 7 juin. Alors me voilà à magasiner mon forfait. Pas très long à faire puisque seul Rogers offre un forfait iPad pour l’instant. Il faut comprendre que présentement je suis avec Fido qui est la même compagnie mais qui n’offre pas de plan iPad. Recevoir deux factures pour moi c’est inacceptable alors j’entame les démarches pour transférer mon iPhone chez Rogers. Voilà mon calvaire qui commence. Au téléphone on me dit pas de problème Monsieur Lalonde ça va vous coûter 200$ pour le nouveau téléphone, un 3GS. Mais je ne veux pas de nouveau téléphone, je veux garder le mien un 3G. Alors il vous faut déverrouiller votre appareil mais Rogers n’offre pas ce service. Inaceptable selon moi. Faire cette opération moi même invaliderait la garantie de base d’Apple et celle étendue de 50$ remboursable si pas utilisée que j’ai prise avec le magasin (kiosque à l’intérieur de Costco Ste-Foy).

J’ai fait savoir mon mécontentement dans un Tweet.

On m’a répondu d’écrire un courriel détaillé qui sera escaladé au « bureau du Président » que voici:

Dear Rogers,

I am a happy Fido iPhone customer and recently purchased a iPad. From what I understand, Fido will not be offering an iPad plan. Hence when I purchased my iPad, I ordered the Rogers micro-SIM. I now would like to transfert my Fido iPhone account to Rogers so that I can deal with only one bill. I have been told by customer care that I need to unlock my current iPhone in order to move it to Rogers; a process that is not done or supported by Rogers. I am unwilling to do this operation myself since this would invalidate Apple’s warranty and my extended store warranty. From reading this post, I understand there is a official way to unlock the iPhone from a carrier:

http://theappleblog.com/2009/08/20/apples-official-iphone-3g-unlock/

I would prefer this route of action and would appreciate your help in this matter.

Regards,

Suite

Après quelques jours sans réponse je relance Rogers sur Twitter qui ré-escalade mon cas. Enfin on me contacte par téléphone pour des explications. On m’explique que la procédure officielle pour déverrouiller un téléphone ça n’existe pas chez Apple et que toute façon Rogers ne le permettrait pas puisque la politique de l’entreprise n’encourage pas cette démarche. En compensation comme geste commercial, on m’offre de réduire ma pénalité de fermeture de Fido de 299$ à 100$ après coup seulement et sur présentation d’une facture à condition de ne pas en parler. Ainsi je garderais mon numéro de téléphone mais j’aurais à débourser le nécessaire pour un nouveau iPhone (entre 99$ et 299$). Pas très intéressante comme offre. J’ai alors mis cette décision sur la veilleuse. Encore quelques jours plus tard voilà que Bell fait connaître son offre. Sensiblement la même que Rogers à 15$/250Mo ou 35$/5Go.

Nous voilà alors le 28 mai, jour du lancement en magasin et je me retrouve avec au moins une semaine d’attente avec ma commande en ligne. C’est pourquoi il faut toujours avoir un plan C. J’ai donc fait la file chez Future Shop place Laurier avec des gens aussi passionnés que moi dont une dame qui était là pour sa belle-soeur en phase terminale qui n’arrivait plus à faire fonctionner son iPod Touch en raison de l’écran trop petit. Très touchant.

Les portes ouvrent à 9h30, c’est un peu le bordel car on doit se faire servir par un vendeur mais je réussi à avoir à me faire servir et la bonne humeur est au rendez-vous. Une fois le dit gadget de luxe main, la préposée m’offre les forfaits données dont celui de Telus. Premier fois que j’entendais parler de ce forfait soit 20$/500Mo. Très intéressante mais n’ayant pas entendu parlé avant, je me méfiais. De retour à la maison impossible d’avoir une confirmation en ligne la seule référence étant moi même via un Tweet qui était rendu sur le site iPadInCanada http://www.ipadincanada.ca/ipad-news/telus-releases-ipad-3g-data-plans/ alors je laisse passé pour revenir sur place et prendre le forfait le lendemain.

Enfin, j’ai voulu annuler ma commande en ligne sur le site d’Apple mais petit problème.

Impossible même en voulant annuler tout les items qui restait à venir ce qui m’a donné des petites sueurs froides mais un simple coup de fil à permis de régler la situation. Merci Apple!

En conclusion Fido et Rogers c’est deux entreprises distinctes et il ne faut pas chercher à faire le transfert. Je vais honorer la dernière année de mon contrat iPhone chez Fido et ensuite magasiner comme je l’ai fait pour mon iPad.

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Modèles de gouvernance pour un système Web participatif

Voici un résumé de l’excellent livre dont je traitais dans mon billet précédent, « Social Networking for Business » de Rawn Shah. On y parle des modèles de gouvernance possibles pour la gestion d’un système Internet d’entreprise qui exploite la participation des employés et des clients. Attention, outre le modèle centralisé, on est très loin d’un site Internet statique ici.

Modèle centralisé

Ce modèle est celui qui se rapproche le plus du modèle traditionnel. Les communications proviennent du haut vers le bas, de façon hiérarchique. Dans ce modèle, les dirigeants qui désirent publier de l’information veulent garder plein contrôle sur leurs contributions, sur le but de chaque communication et sur leurs directions. Les mises à jour sont peu fréquentes dans ce genre de modèle car les membres d’une organisation ont très peu à dire sur ce qui est publié.

Pour une organisation, cela représente souvent le maintien de la structure actuelle. La direction émet pour publication aux équipes responsables de chaque domaine (ex. affaires publiques, juridiques, ressource humaine) avec l’aide des équipes techniques (ex. communications, webmestre).

Modèle centralisé avec rétroaction

Une variation de l’approche centralisée est celle de permettre une interaction dans la forme de commentaires, de notes, d’annotation ou autres formes de rétroaction (feedback). C’est le modèle utilisé par certains sites Web corporatifs tel que Nurun ou encore des médias d’information tels que le Globe & Mail et Cyberpresse. Ces sites Web permettent des commentaires avec ou sans approbation. On retrouve sur une page un titre de section tel « Commentaires » qui permet de différencier la contribution des journalistes de ceux des lecteurs par exemple. À contrepartie, les contributions ne sont pas faites du même niveau. C’est encore un endroit ou les dirigeants dictent la direction à prendre.

Pour une organisation, cela peut représenter le maintient de la structure actuelle de son site Web mais de permettre aux clients de rétroagir avec des commentaires.

Modèle délégué

Ce modèle permet plus d’interaction en permettant aux non-propriétaires d’information de faire des contributions primaires. Les employées peuvent ainsi proposer des idées, assister dans l’exécution des tâches et guider la direction. Les propriétaires sont encore impliqués mais la coopération et la coordination n’a pas seulement lieu à l’interne. Des subalternes peuvent venir de différentes organisations autres que celle du domaine qui commandite la section du site. La fréquence de publication dépendra alors des affinités que les membres ont à l’égard du sujet.

L’exemple pour une organisations est cellle d’une section ou d’un groupe de discussion qui permet la contribution de l’extérieur du domaine. Dans ce modèle, on assigne un ou plusieurs employés pour diriger un groupe de travail. Ces employés invitent à leurs tours des participants à devenir des délégués. En pratique ça se traduit souvent par une formule « demandé aux experts ».

Modèle représentatif

Le modèle représentatif est une forme démocratique qui permet aux membres d’élire par vote certains dirigeants pour représenter leurs intérêts dans la direction d’un groupe. Dans ce modèle, la plupart des membres ont la même capacité de participer. Pas tous ont cependant la possibilité de créer des sujets, d’agir sur la direction du groupe ou de ses représentants.

Les clubs et organisations à but non lucratif adoptent souvent ce type de modèle. La fréquence de publication est liée aux affinités que les membres ont aux valeurs et à l’identité culturelle de l’organisation et de ses représentants.

Modèle par essaimage

Le modèle par essaimage est un modèle décentralisé dans lequel il n’y a pas de direction ferme pour définir la structure dans son ensemble. Chaque membre d’un groupe a une contribution égale concernant chaque sujet. La fréquence de publication est augmentée par la liberté qui est donnée à publier des informations par tous.

Dans le modèle par essaimage, se sont les employés qui ont des affinités en commun qui se regroupe pour travailler ensemble sur les sujets ou les sections du site qu’ils jugent important ou d’intérêts.

Recommandations

La culture d’entreprise est le facteur qui a le plus d’incidence sur la méthode qui sera adoptée. Plus une organisation démontre de l’ouverture, plus elle aura tendance à choisir une méthode décentralisée. L’avantage d’un modèle décentralisé est de permettre à un groupe d’individus de contribuer, au-delà du noyau propriétaire. Les échanges et la collaboration sont plus enrichis et beaucoup plus fréquents.

Bien qu’une méthode décentralisée donne de meilleurs résultats, pour une organisation qui commence à ouvrir l’édition des sections de son site au-delà du noyau des webmestres ou de l’équipe des communications, il est préférable de débuter avec un modèle centralisé avec rétroaction. Le passage d’un modèle centralisé à décentralisé est beaucoup plus facile que l’inverse. Le choix d’un modèle peut très bien évoluer dans le temps selon la maturité de l’organisation. En général un modèle débute par une forme plus vague pour ensuite se concrétiser avec le temps.

Enfin, tout changement requiert une nouvelle approche du travail en équipe. Deux tendances fortes nous amènent à revoir un modèle de gouvernance : l’accélération du rythme des affaires et l’adoption par les membres de son équipe du Web participatif.

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L’informatique sociale

Je suis à lire l’excellent livre « Social Networking for Business » de Rawn Shah. Dans ce livre qui explique comment choisir les bons outils et ressources pour combler les besoins d’entreprise, j’ai découvert le terme d’informatique sociale.

L’informatique sociale fait référence à l’intégration d’humain dans un écosystème informatique pour examiner, analyser et adresser des tâches ou des problèmes complexes. Les types de problèmes qui sont le mieux adressés par l’informatique sociale sont ceux qui sont difficiles, voire même impossibles à résoudre en utilisant uniquement des logiciels ou des calculs mathématiques. Il s’agit souvent de problèmes qui requièrent de l’ingéniosité, une réflexion associative, une mise en relation, une synergie, d’établir des liens de confiance entre personne et/ou d’avoir des connaissances subjectives.

Le concept d’informatique sociale est différent des réseaux sociaux et des médias sociaux. Les réseaux sociaux font référence aux techniques pour mettre en place un réseau de relation entre personnes (exploration, contact, etc.) alors que les médias sociaux font référence aux contenus en ligne ou les méthodes pour créer, partager et bâtir de façon sociale.

Enfin, un environnement social fait référence à une place virtuelle où l’interaction entre des personnes impliquées qui prennent part à l’informatique sociale a lieu.

En échangeant avec l’auteur sur Twitter, il m’a référé au centre de recherhe de IBM pour en connaître davantage. Ce centre s’intéresse à la question des logiciels sociaux. Très intéressant pour suivre ce qui ce fait dans le domaine de la recherche.

L’image provient de MentionMap, un outil en ligne qui permet de visualiser les gens avec qui on échange sur Twitter.

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L’Internet juste-à-temps

Dernier né des termes tendance sur Internet est celui de « the right-time web ». Je traduis celui-ci par l’Internet juste-à-temps en référence à la méthode de gestion de la production juste-à-temps qui, selon le Grand dictionnaire terminologique, consiste à coordonner le système de production en fonction des commandes et non des stocks, en produisant ou en achetant la quantité juste nécessaire au moment précis où on en a besoin.

L’Internet juste-à-temps fait donc référence au fait qu’avec la quantité d’information maintenant disponible suite au phénomène du Web participatif et à la multiplication des appareils branchés notamment ceux mobiles, il y a un grand besoin de catégoriser cette information et de la mettre en contexte à la tâche effectuée à un moment précis. L’exemple qui me vient à l’esprit est celui d’une critique de restaurant. À quoi bon une critique si ce n’est pas l’heure de manger. Jadis on faisait son choix en déambulant devant les façades des restaurants d’une rue passante. Un restaurateur allumé aurait posté une jolie hôtesse à l’entrée de son établissement pour expliquer le menu. Ensuite est venu le menu du jour sur le site Internet.

Aujourd’hui des sites Web à vocation locale tels Yelp ou Praized rassemblent les critiques des clients internautes. La clé de ces systèmes est de rendre l’information disponible au moment même qu’elle est pertinente. Ainsi voit naitre les notions d’intérêt, d’intention d’achat, de géolocalisation mais surtout de réseau social car une critique n’est aussi bonne que par qui elle a été écrite. Un « j’ai bien aimé ce restaurant » d’un journaliste culinaire n’a pas la même valeur que celle d’un collègue. Le film Ratatouille de Pixar (Walt-Disney) a mis la lumière là-dessus dans cette séquence ludique du chroniqueur gastronomique.

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Culture entreprises 2.0 et agencement des bureaux

J’ai fait le calcule que, en tant que consultant, j’ai travaillé pour plus de 30 organisations, ministères et entreprises privées dans cinq différentes provinces du Canada et à Kuujjuak dans le Grand Nord du Québec. Cela m’a permis de comparer la façon que les gens travaillent ensemble. J’ai vu arriver en 1996 au gouvernement fédéral, le concept des bureaux à cloisons ou poste de travail modulaire (cubicules) pour remplacer les bureaux fermés faute d’espace. Plusieurs critiquaient cette approche, mais le petit côté sociologue en moi était ravi, car cela me permettrait d’en apprendre davantage sur l’interaction humaine.

Ma constatation c’est qu’il y a deux types d’entreprise. Les entreprises fermées et les entreprises ouvertes. Les fermées sont celles que vous connaissez certainement. Les Français ont un bon terme pour les désigner. Ils appellent ça des boîtes.

On y entre, mais le taux de chômage élevé fait en sorte que l’on prend ça place pour ne jamais en sortir. Tu as un problème, un commentaire? Pas question de t’adresser à qui que ce soit sauf à ton supérieur immédiat. Un peu comme dans l’armée; il ne faudrait surtout pas laver son linge sale en public. L’énergie productive est canalisée sur la tâche, au diable la collaboration je veux le rapport pour hier. Ensuite c’est la catastrophe, rien ne va plus, c’est la panique à bord alors il faut faire une réunion d’urgence. Réunion qui va durée une demie-journée voir une journée pour réparer les pots casés jusqu’à la prochaine rencontre. On fait des prévisions, passent des commandes, les ordres sont claires et les « Je veux » suivent. Mais les résultats ne sont pas toujours à la hauteur, car la situation à changer en cours de route à coup de « tant qu’à faire » (mission creep) et le budget a fondu comme par magie.

Alors depuis quelques années je me suis demandé, qu’elle serait l’alternative? Et si c’était possible d’aplatir la structure d’une organisation? Au bureau de Nurun Québec, mon employeur, c’est assez ouvert. C’est relativement petit comme entreprise de consultation et de communication avec ses 200 conseillers. Mais je voulais allez plus loin pour en connaître davantage sur le phénomène de la culture des entreprises 2.0. Alors avec l’aide de mon vieil ami Internet et quelques 5 à 7, ça ma permis de découvrir les dessous des entreprises Google et Zappos. Plus près de chez nous à Québec il y a aussi DuProprio et Mirego qui remettent en question les façons traditionnelles du travail de bureau.

Google a probablement été la première entreprise qui a attiré mon attention. Son atmosphère décontractée, les bonnes conditions de travail et la possibilité de travailler 20% de son temps (une journée semaine) sur un projet de son choix me disait que cette entreprise est différente des autres. Mais je me suis rendu compte que l’agencement des bureaux y jouait également pour beaucoup. Prenons par exemple ceux de Google Zurich qui est typique dans la culture Google.

Terminé les bureaux à cloisons, on abat les derniers murs pour faire place à des espaces communs, beaucoup plus pratique pour des séances de travail agiles improvisées qui sont très loin du concept d’une réunion. On pointe plutôt sur des écrans, on interagit et on fait au lieu de se donner des comptes-rendus. Remarquer le mur du fond sur cette dernière photo. On y voit un grand tableau blanc qui permet de multiplier la communication en imageant tout au long de la discussion. C’est connu, plus on multiplie les sens, plus on augmente la chance de faire passer son message.

Même ouverture chez Zappos entreprise de vente de chaussure en ligne qui inclut également le concept de village ou regroupement d’espace pour renforcer l’esprit d’équipe.

Chez Mirego une jeune entreprise qui développe sur mobile à Québec, plus de murs, plus de séparateurs. La lumière est en vedette avec un maximum de fenêtre. On y achète ses meubles et articles chez IKEA et c’est pas simplement pour la question d’économie, mais aussi pour celle du design.

Au bureau de Nurun à Québec, l’approche est hybride. Quelques bureaux fermés, mais vitrés ce qui facilite la lumière et permet de savoir si l’occupant est sur place. Les espaces communs de l’équipe sont juxtaposés et permettent de regrouper de petite équipe avec quatre espaces de travail.

Pour voir les tendances, je vous invite sur le site OfficeSnapShoots. On y trouve 335 exemples de bureaux de jeunes entreprises. Des nouveaux s’ajoutent presque chaque jour dont ceux de Mirego récemment.

Mise à jour du 26 avril 2010
Pour voir un aperçu de la culture chez Google, voir la série vidéo « Life at Google » et chez Zappos, voir le site « Zappos Insights ».

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Les lois qui s’appliquent aux projets informatiques

Loi de Brooks – Ajouter des développeurs à un projet qui est déjà en retard, le retarde encore plus.

Loi de Golub – Un projet mal planifié prend trois fois plus de temps que prévu.

Loi de Hlade – Donnez le travail difficile aux plus paresseux. Ils trouveront une solution simple.

Loi de Lister – Les personnes sous pression ont tendance à penser plus lentement.

Loi de Mencken – Si A embête ou insulte B sous prétexte d’améliorer un produit, A est un traître.

Loi de Pareto – Les premiers 80% d’une tâche prennent 20% d’effort. Les 20% restants prennent 80% d’effort.

Loi de Linus – Plus il y a de yeux à regarder, plus une anomalie (bug) est superficielle.

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iPad – L’ordinateur sociable

J’ai eu l’occasion jeudi passé d’essayer le iPad. C’est Martin Demers un chic type de Aragosoft celui qui a fait l’application RTC Mobile pour iPod Touch et iPhone qui est passé nous voir au SWAFF. Mes premières impressions? Ce bidule va effectivement changer bien des choses.

Premièrement, c’est la fin de mon abonnement au journal Le Soleil. Remarque c’est pas une grosse perte puisque j’y étais seulement abonné la fin de semaine. La semaine je prends mes nouvelles par RSS sur Google Reader pour être précis, mais la fin de semaine j’aimais bien avoir la version papier pour trainer à table avec la petite famille. Mais voilà qu’avec l’iPad, je pourrai lire mon « journal » électronique sans scrupule, sans me salir les mains avec de l’encre bas de gamme tout en restant avec la petite famille. J’avais déjà mon téléphone portable plein écran, un iPhone, mais j’avais pris l’habitude de ne pas le consulter à table et le moins possible devant les gens, car non seulement l’écran est petit pour lire, mais le simple fait que les autres ne voyaient pas l’écran ça me semblait impolie. Un client m’avait déjà fait la remarque d’ailleurs; c’était comme si j’essayais de cacher ce que je faisais sur l’appareil.

En réunion au bureau c’est le même phénomène. J’utilisais encore le papier crayon pour prendre des notes car je trouvais que les écrans des portables relevés devant soi agissaient comme un mur et ça nuisait à la conversation entre les participants. Et que dire du bruit lors de l’utilisation d’un clavier ou encore du temps qu’il fallait prévoir pour démarrer l’appareil avant même de commencer la réunion.

Mais avec l’iPad c’est différent. L’appareil repose sur la table avec un écran lumineux bien en vue de tous. À une fraction de seconde il est allumé et prêt à l’utilisation pour consulter son calendrier par exemple. On prend des notes sur un clavier pleine grandeur très silencieux. Ma seule déception pour les réunions est le manque de caméra. Je suis un grand admirateur des tableaux blancs et j’ai pris l’habitude de prendre en photo le tableau avant de l’effacer. J’aime bien inclure les photos dans les comptes-rendus de réunion. Je garde espoir que la prochaine version du iPad aura une caméra.

En sommes je vais me procurer un iPad. Je crois que cet appareil rendra socialement acceptable l’utilisation d’un ordinateur en public. Je vais certainement opter pour la version 3G car étant conseiller en informatique à Québec, je travaille surtout dans les ministères et organismes où les occasions d’avoir du Wifi sont plutôt rares. Et vous, pensez-vous qu’il s’agit simplement d’un autre gadget ou il y a là matière à changer une habitude dans votre vie?

Mise à jour: Quelques liens qui indiquent bien le manque de sociabilité des téléphones mobiles.

1) Vidéo d’une conférence TED, Renny Gleeson on antisocial phone tricks

2) Très bon article aujourd’hui dans le Globe and Mail sur l’éthique entourant l’utilisation d’un iPhone

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Votre site Web sur le iPad

Mon billet précédent parlait de la compatibilité des sites Web pour les ordiphones (téléphones mobiles intelligents). Je mentionnais que la popularité grandissante de ces appareils faisait en sorte que l’on se devait de les considérer lors de la conception d’un site Web.

Demain Apple lance son iPad. Pas plus tard que cette semaine dans un microbillet (Tweet), je mentionnais qu’il n’y avait probablement rien à faire pour faire afficher son site correctement puisque la résolution d’écran du iPad est de 1024×768 ce qui est le format le plus commun à l’instant.

Mais voilà que MacWorld un des médias qui a eu le privilège d’avoir un appareil à l’avance, mentionnait aujourd’hui dans un article les spécifications côté serveur. Ils sont comme suit:

Mozilla/5.0 (iPad; U; CPU OS 3_2 like Mac OS X; en-us) AppleWebKit/531.21.10 (KHTML, like Gecko) Version/4.0.4 Mobile/7B367 Safari/531.21.10.

On voit donc que le terme « mobile » est présent dans la description. Il faut alors prendre des précautions à la conception pour bien identifier le iPad lors du chargement d’un site Web pour rediriger l’utilisateur sur la version souhaitée. Avec un écran de presque 10″, faire afficher la version mobile de son site sur un iPad risque d’être très décevant.

Mise-à-jour du 18 avril 2010

Puisque le lancement du iPad a été retardé, cela nous donne un peu plus de temps pour préparer notre contenu Web. Le problème c’est qu’il est difficile de faire des essais si on a pas d’appareil. Voici donc en deux étapes une astuce pour simuler l’affichage d’un site sous iPad mais dans un fureteur Safari standard (sous Windows dans mon cas).

Étape 1 – Interpréter le site

Safari permet de modifier l’agent de notre fureteur. La fonction est disponible dans le menu Develop>User Agent>Other…

Si le menu n’est pas visible, il faut l’activer comme suit sous les propriétés avancées de son fureteur:

Il s’agit d’inscrire les valeurs suivantes qui sont celles du iPad:

Mozilla/5.0 (iPad; U; CPU OS 3_2 like Mac OS X; en-us) AppleWebKit/531.21.10 (KHTML, like Gecko) Version/4.0.4 Mobile/7B334b Safari/531.21.10

Source: http://developer.apple.com/safari/library/technotes/tn2010/tn2262.html

Étape 2 – Redimensionner le site

La résolution d’écran d’un iPad est de 1024 x 768. Pour faciliter la tâche de simuler ce format, il est possible de se créer un bouton qui redimensionnera la fenêtre de notre fureteur pour nous. Il s’agit de signapplet (bookmarlet) c’est a dire d’un petit script que l’on appel en cliquant sur un signet. La fonction javascript qui permet de redimensionner la fenêtre du fureteur est window.resizeTo

Puisqu’un iPad peut-être présenté à la vertical ou l’horizontal, il est intéressant d’avoir aussi un signet pour le format 768 x 1024.

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Est-ce que votre site Web est compatible pour un écran de 480×320?

Le marché des téléphones mobiles est un domaine fascinant à suivre. Un nouveau paradigme s’y installe avec la venue des ordiphones soit ses téléphones multifonctions qui sont munis d’un fureteur Web. Popularisées par l’arrivée du iPhone d’Apple en 2007, plusieurs autres marques ont emboité le pas pour offrir des téléphones avec écrans pleine grandeur. Notons le Blackberry Storm, le HTC Nexus One (Google), le Motorola Droid, le Palm Pre et le tout dernier Microsoft Phone 7. Selon une étude récente de Nielsen, la vente de ce type de téléphone devrait surpasser celle des téléphones mobiles classiques d’ici un an.


Lorsque l’on pense que ce genre d’appareil n’existait pas il y a quatre ans, c’est dire à quel point le changement s’est fait rapidement. Dans ce contexte, comment desservir cette nouvelle clientèle qui accède le Web dans un mini format? Trois options seront élaborées.

Pour commencer, il faut déterminer la grosseur d’écran du marché. Le tableau qui suit compare la résolution des modèles pleins écrans les plus populaires.

Marque Modèle Résolution d’écran
Apple iPhone 480×320
Palm Pre 480×320
RIM Blackberry Storm 480×360
HTC/Google Nexus One 800×480
Microsoft Phone 7 800×480
Motorola Droid 854×480

On y voit que le plus petit dénominateur est celui du iPhone avec sa résolution de 480×320. Puisqu’il s’agit de l’appareil le plus populaire sur le marché actuellement (50% du marché), il est d’autant plus avisé de se baser sur ce format.

Une première option est d’utiliser une application compilée. C’est l’approche qu’utilise le Musée du Louvre de Paris.

L’avantage de cette approche est d’avoir un contrôle absolu sur le format et l’interaction. Puisque l’application est installée localement sur l’appareil, il n’est pas nécessaire d’avoir un accès Internet. Il n’y a donc pas de ralentissement ou de retard pour afficher les écrans. Il y a aussi des fonctionnalités natives de l’appareil qui peuvent être utilisées telles que l’accéléromètre, les alertes et la vibration. Les désavantages majeurs de cette approche sont le coût, les efforts de développement et la réutilisation limitée du code de l’application que peut être fait d’une plateforme à une autre. Ainsi, les efforts investis pour développer une application pour iPhone ne sont pas directement réutilisables pour une application qui roulerait sur Android par exemple. Des avancées récentes sur Silverlight de Microsoft permettraient de couvrir les marchés Android et Microsoft, mais pas celui d’Apple. Enfin, notons également le besoin de passer par un processus d’approbation pour publier l’application. Certain de ces processus peuvent être gratuit et assez rapide tel que celui d’Android Market mais d’autre peuvent être payant et plus long comme celui d’Apple. Ce dernier nécessite une licence de développeur qu’il faut se procurer à un coût de 99$ par an.

Une deuxième option est celle de formater son site en colonne de largeur restreinte un peu comme le font les journaux papier. Ainsi, un utilisateur pourra double toucher la colonne du texte pour la mettre en évidence (zoomer) et faciliter la lecture.

C’est un bon compromis, mais ça nécessite une bonne réflexion pour l’agencement du contenu. En définitive la lecture d’un site nécessitera de faire plusieurs zooms et dé-zooms pour se repositionner.

Enfin, une dernière option est d’offrir une version de son site Web spécifiquement pour les appareils mobiles. C’est l’approche qui a été retenue par Nurun pour le site du musée de la civilisation de Québec (http://www.mcq.org/mobile).

Ainsi, une version pour mobile du site permet d’accéder à l’ensemble du contenu dans un format optimal. Cela nécessite un certain travail pour reformater le contenu avec une feuille de style spécifique, mais les avantages sont indéniables. Cette approche permet de désservir l’ensemble des utilisateurs mobiles de nouvelle génération, peu importe la marque de leur téléphone avec une seule version des fichiers du site. Si un certain modèle ou marque devenait populaire, le site demeure fonctionnel. Aussi lorsque vient le temps de faire une modification ou un ajout, ça permet d’éviter de recompiler l’application et de la resoumettre pour approbation sur plusieurs plateformes.

En conclusion, après le passage des écrans de 800×600 à 1024×768 (pour ceux comme moi qui ont connu ça) nous voilà à nous questionner sur la pertinence d’offrir un site Web compatible 480×320. Heureusement aujourd’hui les technologies qui présentent l’information (HTML, CSS et Javascript) ont évolué ce qui nous donne davantage de possibilités pour compenser le peu d’espace disponible.

Pour connaître nos offres de services sur mobile chez Nurun.

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L’ère de l’attention où la qualité de l’information est gage de la qualité de son réseau

L’abondance de l’information a toujours existé. Dans sa forme journalistique, on la retrouvait déjà dans les journaux, à la radio et à la télévision de par le nombre de sources offertes. La convergence de ces médias sur Internet, la gratuité d’accès et le peu d’effort nécessaire pour consulter cette information qui est maintenant référencé, n’a fait qu’exposer l’ampleur de l’information disponible aux consommateurs. Devant cette ampleur l’être humain est à développer des mécanismes pour découvrir la meilleure information. Un de ces mécanismes est le phénomène de l’attention.

Prenons par exemple un des premiers sites Web dits sociaux, le site DIGG lancé en 2004. Ce site permet à ses membres de voter sur des articles, des vidéos et des images. Plus un document est apprécié, plus il reçoit des votes et se retrouve dans le haut d’une catégorie d’articles et éventuellement sur la page d’accueil. Un autre exemple est la pratique de re-publier (retweet, RT ou via) sur la plateforme Twitter. Rappelons que Twitter est une plateforme gratuite qui permet de publier des informations 140 caractères à la fois. Cela peut sembler très limitatif, mais c’est suffisant pour publier un lien hypertexte et une description. Ainsi, les utilisateurs du réseau Twitter publient des biens sociaux soit des liens vers des articles, des vidéos ou autres et lorsqu’un autre membre le juge d’intérêt, il re-publie cette information sur son réseau de contacts. Ainsi, les meilleures séquences d’information, selon son réseau, sont partagées. On peut donc dire que c’est le réseau de contacts qui attire l’attention sur la nouvelle.

L’expérience nouvelle s’est donc modifiée avec le temps. Dans sa forme initiale du papier, on recevait les nouvelles chez soi, sans contrôle sur les sujets abordés. Ensuite est venu Internet avec les sites spécialisés et les fils de nouvelles syndiqués (RSS) qui permettaient de recevoir des informations sur des sujets précis. Avec l’arrivée des médias sociaux est arrivée l’ère de l’attention où l’emphase est mise sur l’intérêt de son réseau et où la qualité de l’information est gage de la qualité de ce réseau.

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