Médias sociaux au service de l’entreprise: Carte du monde des réseaux sociaux

On voit sur cette carte du monde les réseaux sociaux les plus populaires par pays. Facebook est en tête dans 100 des 127 pays recensés.

WorldMap

Source: World Map of Social Networks
http://www.vincos.it/2009/12/18/la-mappa-dei-social-network-nel-mondo-dicembre-2009/

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Comparaison du marché dans le temps

Ce graphique du site Focus.com1 présente une comparaison des marchés des médias sociaux dans le temps. La grosseur relative des bulles permet de comparer les médias les plus importants dans le temps (marge de gauche). On voit au centre des bulles le nombre d’utilisateurs par média. Dans le haut du graphique, on voit l’ancêtre Classmates.com qui a vu le jour en 1995. La plus grosse bulle en bleu montre le leader actuel Facebook.com créé en 2004.

Compare1Compare2

  1. The Boom of Social Sites http://www.focus.com/fyi/other/boom-social-sites/ []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Le spectre des conversations

Ce graphique tiré du site «The Conversation Prism»1 démontre la conversation qui est associée avec l’utilisation des médias sociaux. Sur ce spectre, les différents médias sociaux sont regroupés en pétale de couleur et identifié par fonction sur l’extérieur. Au centre de la cible, on retrouve la marque de l’entreprise. Autour de cette marque figure trois anneaux. Le premier montre l’interaction. On y voit la rétroaction (feedback) constante, le partage des connaissances (insight) et la participation des clients. Ensuite sont présentés les champs d’activités de l’entreprise (communications, marketing, produits et ventes, support technique, etc.). Enfin, dans l’anneau noir vient les actions concrètes qui résultent de l’exercice et qui ont un impacte sur la marque (aiguiller, écouter, identifier, internaliser, observer et prioriser).

Spectre

  1. The Conversation Prism – The art of listening, learning and sharing http://theconversationprism.com/ []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Champs d’activités

Différents champs d’activités peuvent bénéficier de l’utilisation des médias sociaux. Ce n’est pas seulement une question de marketing. Le tableau1 qui suit montre différentes fonctions de l’entreprise ainsi qu’activités sociales qui peuvent être utilisées pour atteindre des buts précis.

TableauActvities 

Dans les sections qui suivent, nous nous pencherons sur certains secteurs spécifiques en décrivant le cas d’une entreprise d’ici.

  1. Silicon Alley Insider – People Are Tweeting 27 Million Times A Day, Says Pingdom http://www.slideshare.net/DigitalInfluence/business-impact-of-social-media []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Statistiques

Les sites Internet de type médias sociaux connaissent une popularité grandissante. Les tendances de recherche sur l’engin Google le démontrent bien.1 On y voit une courbe croissante suite à la publication du magazine Times en 2006 jusqu’à ce jour.

Trends 

Le site Socialnomics  ((Socialnomics – Social Media Blog http://socialnomics.net/))  présente toute l’importance du marché des médias sociaux. Voici quelques statistiques tirées de ce site qui le démontrent bien :

  • Les médias sociaux sont l’activité numéro 1 sur le Web;
  • Plus de 1.5 million d’objets sociaux ou morceaux de contenu (liens, nouvelles, blog, notes, photos, ect.) sont partagés sur Facebook à chaque jour;
  • Le deuxième plus important engin de recherche dans le monde est YouTube;
  • Si Facebook était un pays, il serait le 4ième plus gros avec plus de 350 millions de personnes;
  • 1 sur 8 couples qui se sont mariés l’an passé aux États-Unis se sont rencontrés grâce aux médias sociaux;
  • Le segment de population qui a le plus de croissance sur Facebook est celui des 55 à 65 ans;
  • En 2010 la génération Y sera plus nombreuse que celle des baby-boomers. De cette génération, 96% sont inscrits à un réseau social;
  • Le nombre d’années qui ont été nécessaires pour atteindre 50 millions d’utilisateurs par média est :
    • 38 ans pour la Radio;
    • 13 ans pour la Télévision;
    • 4 ans pour Internet;
    • 9 mois  pour 100 millions sur Facebook;
  • Wikipédia a plus de 14 millions d’articles et plus de 156 s’ajoutent à chaque heure;
  • Il y a plus de 200 millions de blogues et 54% des blogueurs publient à tout les jours;
  • 34% des blogueurs émettent une opinion sur un produit ou une marque;
  • 78% des consommateurs font suite à une recommandation alors que 14% seulement font confiance à une publicité;
  • 18% seulement des campagnes de télévision traditionnelle ont un retour sur investissement (ROI) positif

Les démographiques montrent que la majorité de la population utilise une forme de média social. Selon une étude récente de Cossette2 , 70% des canadiens ont un profil dans un média social sur lequel ils passent en moyenne 6.9 heures par semaine.

 Cossette

En 2009, Facebook prend la première place des plateformes sociales allant même jusqu’à surpasser les blogues qui étaient considérés comme les leaders en matière.

comScore 

Parmi les dix sites Internet les plus fréquentés dans le monde, on retrouve sept sites de type social, Facebook était sans contester le plus populaire avec ses 350 millions3 d’utilisateurs. Mais plus important encore est de retrouver Facebook au deuxième rang pour l’ensemble des sites Web les plus populaires, immédiatement derrière Google.

Il faut dire que les utilisateurs Facebook passent près de 8 milliards de minutes par jour sur le site, qu’ils publient 55 millions de mises à jour de leur statut, qu’ils partagent 3,5 milliards de contenus par semaine avec leurs amis et qu’ils téléchargent 2,5 milliards de photos par mois.4 Les applications dans Facebook sont un élément important. Parmi ceux-ci notons FarmVille avec proche de 73 millions d’utilisateurs unique. 5

FacebookAppsStats 

Beaucoup plus loin derrière Facebook on retrouve un autre site de type social soit Twitter avec ses 22 millions6  d’utilisateurs. La dernière vedette des médias sociaux a aussi des chiffres impressionnants. Par jour, il se publie 27,3 millions de mises à jour sur Twitter.7 C’est plus d’un million de mis à jour chaque heure seulement au États-Unis.

pingdom 

Et si vous croyez que des mises à jour de statut sont de simples conversations marginalisées, détrompez-vous. Dell, une compagnie qui vend des ordinateurs sur mesure sans intermédiaire par Internet, a fait 6.5M$ en chiffres d’affaires8 sur une période de trois ans de 2007 à 2009 uniquement en offrant des promotions sur des ordinateurs réusinés via le compte Twitter @DellOutlet.

On discute des marques et des entreprises sur Twitter. Le site TweetedBrands.com liste les marques les plus discutées. On y voit par exemple qu’il y a eu 3720 publications en une seule journée qui traitent du Blackberry. Ces publications sont gratuites et accessibles par tous; de quoi faire envier tout sondeur.

 TweetedBrands

Enfin, il existe plusieurs autres médias sociaux. L’annexe B présente une comparaison du marché dans le temps.

Devant cette popularité grandissante pour les médias sociaux, il s’avère intéressant de s’attarder sur son utilisation en entreprise. C’est ce que nous verrons dans les sections qui suivent à travers des explications, mais aussi des cas réels avec des entreprises d’ici.

  1. Google Trends: “social media” http://www.google.com/trends?q=%22social+media%22&ctab=0&geo=all&date=all&sort=0 []
  2. Cossette – Social media is replacing e-mail http://www.cossette.com/www/news_socialmediastudy2009.php []
  3. Alexa – The Web Information Company http://www.alexa.com/site/ds/top_sites?ts_mode=global []
  4. Facebook Press Room http://www.facebook.com/press/info.php?statistics []
  5. FarmVille: The Biggest Social Game of 2009, By the Numbers http://www.insidesocialgames.com/2009/12/14/farmville-the-biggest-social-game-of-2009-by-the-numbers/ []
  6. Compete – Web analytics company http://siteanalytics.compete.com/twitter.com/ []
  7. People are Tweeting 27 million times a day http://www.businessinsider.com/pingdom-says-people-are-tweeting-27-million-times-a-day-2009-11 []
  8. Dell Rings Up $6.5 Million in Sales Using Twitter http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=akXzD_6YNHCk []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Description

Les médias sociaux font référence à une vision d’Internet axée sur l’interaction entre les personnes. Les trois caractéristiques qui sont typiques de cette approche sont :

  • un profil utilisateur;
  • la possibilité de recherche parmi les utilisateurs; et
  • un moyen d’entrer en communication avec les utilisateurs du système

L’écosystème des médias sociaux est très vaste tel que le démontre le spectre de la conversation présenté à l’annexe A. Nous verrons plus loin dans ce travail quelques activités d’entreprises qui peuvent en bénéficier, mais pour l’instant question de simplifier, nous classerons les réseaux sociaux en deux catégories, soit les réseaux personnels et les réseaux professionnels.

Certains médias sociaux sont axés sur les échanges personnels, tels Facebook, MySpace, YouTube et Twitter alors que d’autres sont plutôt axés sur les échanges professionnels, tels LinkedIn, Xing et Yammer. Parmi les différences entre ces deux types de réseaux, notons l’accessibilité de l’information. Sur un réseau professionnel, tel LinkedIn, il n’est pas possible de consulter les informations de tous les utilisateurs; seulement de ceux en relation avec nos contacts. L’information est donc semi-privée, car une requête de mise en contact doit être acceptée afin de l’atteindre. On peut ainsi dire qu’un réseau professionnel est basé sur la connaissance d’une personne et de ses relations. Il a pour but de référencer des personnes que l’on connaît à d’autres personnes pour ainsi élargir son cercle professionnel.

Quant aux réseaux personnels, ils sont beaucoup plus ouverts. Facebook permet, par exemple, de faire une recherche de contacts sur l’ensemble du réseau affichant les résultats avec photo et fiche sommaire. Il permet alors de faire des mises en contact sans avoir été référencé. De ce fait, les relations tissées dans ce type de réseau sont moins formelles, ce qui rend plus difficile la tâche de savoir si une personne est réellement qui elle prétend être. Ces réseaux peuvent servir à garder contact avec des connaissances, à rencontrer d’autres Internautes ou à diffuser de l’information à un large auditoire. Par contre, il y a un enjeu concernant l’accès, la diffusion de l’information privée, les codes éthiques (lois civiles et criminelles) et les risques de fraude. Le cas « Marc L » soulevé par le magazine Le Tigre a d’ailleurs démontré la possibilité d’identifier une personne.1 Il est donc important de sensibiliser les gens à cet effet. De plus, les usagers doivent porter une attention particulière à leur image, car cela pourrait se retourner à leur désavantage. Pensons à un employeur plus traditionaliste qui consulte les fiches et activités Facebook des individus avant de les embaucher. Cette situation tend à se résorber puisque les nouvelles générations ayant une plus grande tolérance à l’affichage d’information personnel sur Internet prennent leur place dans la direction des entreprises.

Les fonctionnalités démarquent également ces types de réseaux. En effet, comme ils n’ont pas la même vocation, les services offerts y diffèrent. Par exemple, il n’est pas possible de partager des vidéos ou des fichiers audio sur LinkedIn. Cela n’est pas crucial étant donné la vocation du site, soit de créer un réseau de professionnels. Cependant, l’échange de fichiers audio et vidéo est une fonctionnalité importante pour les réseaux sociaux personnels.

Indépendamment de sa vocation, un réseau peut servir hors contexte. Il n’existe pas de règles strictes qui dictent leurs conduites. Ainsi, un réseau social personnel, tel Facebook, peut très bien servir à dénicher des emplois. À l’inverse, un réseau professionnel, tel LinkedIn, peut aussi être utilisé afin de rencontrer des gens à des fins autres que professionnelles. Ces réseaux deviennent également un médium de choix pour les publicitaires désireux de viser une clientèle très ciblée à peu de frais. Les réseaux professionnels, quant à eux, sont normalement réservés à des usages professionnels tels la recherche d’emplois et le référencement. D’ailleurs, 27% des utilisateurs sur LinkedIn sont des recruteurs ou des gestionnaires qui embauchent.2

Les réseaux sociaux sont entrés dans le quotidien de bien des gens. Ainsi, des mouvements de masse sur ces réseaux peuvent créer des modes, influencer la culture populaire et les décideurs. Il suffit de penser au succès de la pétition Facebook pour le retour du Red Bull Crashed Ice à Québec. Plusieurs entreprises ont vu une occasion d’affaires dans le réseautage, par des revenus publicitaires ou des canaux de distribution. Les réseaux sociaux sont donc voués à une croissance soutenue dans les prochaines années.

L’aspect le plus connu des médias sociaux est certes celle du marketing ou SMM (Social Media Marketing). Le marketing social fait référence à des approches de promotion basée sur des médias ou des technologies dites sociaux. Cette forme de marketing rappelle à plusieurs égards les techniques de marketing viral ou l’information est partagée non cette fois de bouche à oreille entre connaissance, mais plutôt par forme de réseautage en utilisant des sites Web axés sur le partage de liens, de favoris, de vidéos, de photos, etc.

L’erreur la plus fréquente selon Piskoski3 , professeur d’Harvard spécialiste dans le sujet, c’est que les dirigeants d’entreprises traitent les médias sociaux comme un autre canal pour transmettre leur message. Il utilise l’analogie d’un étranger qui se tire une chaise pour s’asseoir et qui tente de vendre un produit à des amis qui discutent ensemble. La réceptivité n’est pas au rendez-vous. Il préconise plutôt d’adopter une stratégie sociale. Une bonne stratégie selon lui serait d’adopter l’approche qui a fait des médias sociaux un succès soit de résoudre un problème social de la vie réelle. Les entreprises doivent proposer des outils pour renforcer les relations. Ils doivent modifier leurs produits pour les rendre plus sociaux en capitalisant sur la dynamique de groupe.

Il existe deux catégories principales de marketing social soit celles dites internes et celles dites externes au contenu généré.4

Lorsqu’il est question de marketing interne, cela suppose d’ajouter des fonctionnalités sociales au contenu en soi. Ça peut comprendre l’ajout de liens RSS, de liens hypertextes, de nouvelles, de boutons de partage, d’images, de vidéos ou autre contenu multimédia.

Lorsqu’il est question de marketing externe, cela fait référence à des activités de commercialisation qui sont exécutées en dehors du contenu qui fait objet de la promotion. Il s’agit alors de blogue, de commenter sur un blogue, de participer à un groupe de discussion ou encore de publier des mises à jour de statue sur des profiles sociale tels ceux de Twitter, Facebook ou autre.

  1. Le Tigre – Marc L*** http://www.le-tigre.net/Marc-L.html []
  2. Reid Hoffman Tells Charlie Rose: “Every Individual Is Now An Entrepreneur.” http://www.techcrunch.com/2009/03/05/read-hoffman-tells-charlie-rose-every-individual-is-now-an-entrepreneur/ []
  3. Harvard Business School – Understanding Users of Social Networks http://hbswk.hbs.edu/item/6156.html []
  4. Wikipedia – Social media optimization http://en.wikipedia.org/wiki/Social_media_optimization []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Origines

L’Internet commercial tel que l’on connaît aujourd’hui n’a que 15 ans puisque ce n’est qu’en 1995 que l’on a connu l’arrivée de Windows 95, des courriels, du fureteur avec interface graphique et de la fondation des entreprises Yahoo et eBay. À ce moment, il s’agissait principalement de pages Web statiques. La complexité technique pour mettre en ligne des informations faisait en sorte que les communications étaient à sens unique. On parlait alors de la lecture sur Internet associé à l’ère de l’information. Il s’agissait d’une première forme de démocratisation de l’information. Une des caractéristiques de cette période était l’utilisation exclusive d’engin de recherche pour trouver des informations cependant Google n’existait pas encore puisqu’il a été lancé trois années plus tard en 1998. Les utilisateurs se tournaient plutôt vers des index classés sur Yahoo ou vers des engins de recherche qui ont quasi disparu aujourd’hui. Des technologies telles l’IRC avec son clavardage et les forums de discussion étaient déjà présentent à cette époque et permettaient de dialoguer, mais celles-ci étaient utilisées de façon conscrite et discrète ce qui permettait peu de découverte et d’échange.

En 2004, le terme Web 2.0 est utilisé pour la première fois. Il fait référence à une deuxième forme d’Internet plus riche en interaction qui permet de mettre en ligne des informations plus facilement. Au mois de décembre 2006, le magazine Times a déclaré que la personne de l’année était « Vous » et plaça un miroir sur sa première page.1

Times 

Elle décrivait le nouveau Web 2.0 comme une révolution. Un Web moderne où de simples gens s’unissent pour collaborer sur des projets importants. Un de ces projets est Wikipédia qui, avec ses 14 millions d’articles, est la plus grosse encyclopédie gratuite en ligne.2

Ces nouvelles technologies jumelées avec un changement sociologique associé avec l’arrivée de nouvelles générations (Y, C et les natives du numérique) ont permis de passer de l’ère de la lecture à l’ère de l’écriture et du partage que l’on associe aujourd’hui avec les médias sociaux. Les consommateurs de contenu se sont transformés en créateurs. 3  On est passé d’un monologue à un dialogue. Cette ère sociale a apporté une deuxième forme de démocratisation de l’information et des connaissances.

Pourtant, le concept des réseaux sociaux existe depuis toujours. La théorie des six degrés de séparation soutient que seuls six niveaux séparent toutes personnes.4 Ce qui est nouveau cependant est la multiplication des réseaux et la facilité de réseautage qu’apportent les médias sociaux. Certains prétendent même qu’avec ces nouveaux moyens, seuls trois niveaux nous séparent à présent.5

Autre facteur important de l’ère de la socialisation est la facilité grandissante pour partager l’information. Les téléphones multifonctions ou intelligents avec leurs accès permanents à Internet, permettent de générer de l’information de n’importe où et en tout temps. On assiste donc à la mise en place de l’informatique ubiquitaire ou de l’intelligence ambiante.6

 

 Eres

 

Évolution de l’ordinateur entre les années 1960 et 2010

Cette nouvelle réalité nous amène dans une situation d’abondance de l’information. Arrive l’ère de l’attention7 ou les meilleures séquences d’information arrivent sur le dessus par son cercle de relations telle la crème qui arrive sur le dessus du lait. Les technologies qui sont utilisées aujourd’hui pour s’échanger ces informations de façon transparente dans un cercle de relations sont les médias sociaux.

  1. Time’s Person of the Year: You http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1569514,00.html?aid=434&from=o&to=http%3A//www.time.com/time/magazine/article/0%2C9171%2C1569514%2C00.html []
  2. Wikipedia
    http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia []
  3. Wikipedia – Social Media http://en.wikipedia.org/wiki/Social_media []
  4. Wikipedia – Six degrees of separation http://en.wikipedia.org/wiki/Six_degrees_of_separation []
  5. Social Media Cuts Six Degrees of Separation to Three http://www.socialmediatoday.com/SMC/46173 []
  6. Wikipedia – Informatique ubiquitaire http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique_ubiquitaire []
  7. Wikipedia – Attention Age http://en.wikipedia.org/wiki/Attention_Age []

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Médias sociaux au service de l’entreprise: Introduction

Ce travail se veut une approche pragmatique sur l’utilisation des médias sociaux au service des entreprises. Après avoir passé en revue les origines des médias sociaux, on y présente une description détaillée avec statistiques à l’appui. On examine ensuite quelques champs d’activités d’une entreprise qui peuvent être transposés sur les médias sociaux à travers des cas d’entreprise québécoise et canadienne. Une dernière partie présente les meilleures pratiques à travers des conseils, des références et des exemples concrets.
  
Les nouvelles technologies, l’ubiquité d’Internet et l’arrivée des générations numérique multiplient les occasions pour chaque employé de véhiculer le message et les valeurs de l’entreprise. Cette nouvelle réalité se traduit par la décentralisation des communications. Nous verrons dans ce travail comment tirer profit de cette situation.

 

 

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Points de service portable

INTRODUCTION

Ce billet fait référence au commerce mobile, plus spécifiquement aux points de service portable sans fil « Wireless handheld POS » (voir figure 1) adaptés au domaine de la restauration. Ces appareils permettent de prendre les commandes des clients et d’effectuer le paiement de la facture directement à la table. Ils sont dotés de la capacité sans fil radio avec une portée suffisante pour le contexte de la restauration.

 PriseCommande

Figure 1 – Assistant de prise de commande

Je suis venu en contact avec cette technologie pour la première fois lors d’un voyage en France en 2001 alors que ma belle-mère m’invitait pour manger dans une crêperie bretonne. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque le serveur arriva avec ce genre d’assistant pour prendre notre commande. Ce fut une expérience inhabituelle pour moi bien qui, après réflexion, réalisait qu’elle s’apparente à la prise de commande d’un de nos restaurants rapide. De plus, après des lectures sur le sujet dans le cadre de ce billet, il s’avère que la technologie existe depuis plus de 20 ans.1


FONCTIONNEMENT

Voici la description des étapes de fonctionnement d’une prise de commande grâce à un assistant de ce genre :

  1. La commande du client est saisie via l’interface d’une application spécialement conçue pour cette fin (voir figures 2).

 Billpro

Microworks 

Geac 

Billpro Pocket

Microworks Wireless POS Devices

Geac mPOS

Figures 2 – Interfaces

  1. Par signal radio WIFI, la commande se rend au terminal du cuisinier qui prépare la commande.
  2. Lorsque la commande est prête, le cuisinier avertit le serveur également par WIFI pour que celui-ci passe chercher la commande.
  3. Une fois le repas terminé, le serveur imprime une facture (voir figures 3) avec une imprimante sans fil et offre de régler à la table avec l’assistant.

Imprimante1    Imprimante2

Figures 3 – Imprimantes

AVANTAGES

Les systèmes de prise de commande mobile sont simples à utiliser, se tiennent d’une main, sont mobiles et flexibles. Ils augmentent la rapidité du service puisque les serveurs n’ont pas à se rendre aussi souvent à la cuisine. En comparaison avec les points de services traditionnels où les serveurs doivent faire la file pour saisir leur commande, ils sont en moyenne 4 minutes plus rapide par commande.2 Les serveurs peuvent donc passer plus de temps avec leurs clients pour faire la promotion de certains plats, pour expliquer la cuisson ou encore pour partager les recettes du chef.

Les serveurs apprécient d’autre part la facilité qu’offrent les assistants à séparer une facture en plusieurs selon la demande des clients (voir figure 4).

 Factures

Figure 4 – Factures séparées

Mais il n’y a pas que les serveurs qui y trouvent leur compte; les restaurateurs aussi. Le nombre de commandes augmente et par le fait même les profits. C’est le processus opérationnel au complet qui se retrouve accéléré par ces gadgets; et non seulement il l’accélère, mais il le rend plus efficace. Les terminaux mobiles permettent de prévenir les erreurs possibles entre les serveurs et la cuisine. Ils permettent aussi d’ajuster en temps réel les ventes selon la capacité de production et la connaissance des commandes à venir.3 Cela a pour effet de réduire le coût total de la main d’oeuvre et des opérations.

Finalement, le client y trouve son compte. Avec la hausse des cas de fraude par faux terminaux bancaire et de la double facturation, le client se voit rassuré puisqu’il manipule lui même le terminal dans le confort de sa chaise.

AUTRES FONCTIONS POSSIBLES

Un appareil de ce genre peut offrir d’autres fonctions que la prise de commande et le paiement. Il peut aussi :

  • Faire le suivi des tables attitrées (répartition)

 Repartition

Figure 5 – Répartition

  • Afficher aux serveurs le menu du jour
  • Permettre le contrôle et l’affichage des changements de prix pour les menus du midi, du soir et 5 à 7

 ChangementPrix

Figure 6 – Changement de prix

  • Afficher la liste des vins disponible
  • Faire le suivi des pourboires
  • Envoyer des commentaires sur le repas aux cuisiniers
  • S’intégrer à un système comptable

TECHNOLOGIES

Voyons maintenant ce que ça prend comme quincailleries pour faire fonctionner le tout.

 Techno

En premier, il y a les appareils portables (1) dotés de la capacité sans fil Bluetooth ou WIFI (WiFi est un jeu de mot basé sur le terme anglais Hifi (High-Fidelity) appliqué aux réseaux sans fil (Wireless Fidelity)). Plusieurs compagnies proposent plusieurs modèles. Citons les plus connues : Asus, Dell, Fujitsu, HP/Compaq et Palm. Il est à noter qu’il existe des modèles dits industriels qui promettent une meilleure fiabilité que les modèles personnels. Autre le type de modèle, le choix dépendra en grande partie du choix du prochain item nécessaire, soit le système d’exploitation. Comme pour les micro-ordinateurs, un système d’exploitation est nécessaire pour contrôler l’appareil. Les deux plus grands noms dans ce domaine sont Microsoft avec Windows Mobile4 (anciennement CE) et Palm avec son Palm OS5 bien que Palm s’est associé avec Microsoft pour présenter son prochain modèle Treo sous Windows Mobile en 2006. Également pour les appareils portables, une application spécifique à la prise de commande (voir figures 2) et spécifique à toutes autres fonctions voulues (voir la section AUTRES FONCTIONS POSSIBLES) est nécessaire.

Ensuite vient le ou les récepteurs (2) selon la grandeur du restaurant à desservir et le protocole de communication utilisé. Le protocole Bluetooth permet une portée de 30 pieds alors que le protocole WIFI permet une portée de 200 pieds.6

Puis vient le contrôleur de réseau (3) qui agit comme serveur pour aiguiller les commandes soit à une console (4) ou encore à une des imprimantes (5)(6) disposées de façon stratégique dans le restaurant.

Finalement, il y a les systèmes de l’arrière-guichet (back-office) (7) qui permettent d’ajuster les opérations et d’analyser les ventes.

COÛTS

Bien qu’il soit difficile d’estimer les coûts nécessaires pour un système complet en raison du nombre important d’intégrateurs qui offrent des solutions non homogènes, j’ai trouvé intéressant le compte rendu d’implantation de Paesano Restaurant, un restaurant de 400 places situé à Melbourne, Australie. Paesano détaille une solution complète de OrderMate7 à 32 068$AUD (27 840$CAN) en terme de frais fixes et à 4 000$AUD (3 473$CAN) en terme de frais opérationnels pour un total de 36 068$AUD (31 313$CAN).

L’administration de Paesano estime de façon conservatrice avoir augmenté son chiffre d’affaires net de 48 750$AUD (42 309$CAN) du fait que le personnel soit en contact avec les clients plus longtemps. Elle mentionne que cette augmentation de rendement permet de réduire les heures du personnel pour une économie additionnelle de 34 000$AUD (29 508$CAN). Après les coûts, Paesano déclare que le total du retour sur investissement de la solution sans fil est de 46 682$AUD (40 511$CAN).

CONCLUSION

Pour terminer, je crois que la venue de ces appareils au Québec ne devrait pas tarder. Comme pour toute introduction de nouvelles technologies, il s’agit que le coût d’acquisition devienne abordable au point où le retour sur investissement puisse se faire rapidement. Si l’acquisition n’est pas envisageable, il y a toujours la possibilité de louer un système complet pour moins de 500$US (592$CAN) par mois.8

Les restaurants québécois qui sont les plus susceptibles à gagner d’une technologie de ce genre sont ceux de grand volume tels La Cage aux Sports, Normandin et St-Hubert.


RÉFÉRENCES

BillPro Pocket

Bluetooth Versus 802.11b Wireless LANs
http://www.mobileinfo.com/Bluetooth/Bluetooth-vs-WLAN.htm

FABS Orderpad – Sales Automation Software
http://www.fabs1.com/

Fujitsu iPAD
http://www.ftxs.fujitsu.com/fujitsutemp.asp?navid=1201

Geac mPOS (mobile Point of Sale)
http://www.rsd.geac.com/page/mpos_RSD.html

Handheld Wireless Point of Sale Systems in the Restaurant Industry
http://www.haworthpress.com/store/ArticleAbstract.asp?sid=XC5RAP9063FN9LES0519WP0PG3S4C3G2&ID=60570

«Impact Printers-Small printer reap big changes», Hospitality Technologies, Lisa Terry, May 2005
http://pos.epson.com/POS/pdf/HT5-05POS.pdf

Microsoft’s Video Case Study of the restaurant chain Wagamama using Pocket PCand Geac’s mobile POS software solution
http://www.rsd.geac.com/object/microsoft_CASE.html

Microworks POS Solutions Inc. Wireless Handheld POS
http://www.microworks.com/products/Handheld-Orderng.htm

Paesano Restaurant

Reach POS

Restaurant Computer Services : Wireless Mobile Handheld POS
http://www.handheldpos.com/

SmartRestaurant – Mobile Payments in Context-Aware Environment
http://www.rotuaari.net/downloads/publication-27.pdf

«The Restaurant: From Concept to Operation, Student Workbook, 4th Edition», Chap 15 -Technology in the Restaurant Industry, John R. Walker, Donald E. Lundberg, 2004
http://media.wiley.com/product_data/excerpt/86/04714502/0471450286.pdf

WaiterPad POS Systems

Xacutti orders up faster food service with Palm™ handhelds

  1. Handheld Wireless Point of Sale Systems in the Restaurant Industry []
  2. Handheld Wireless Point of Sale Systems in the Restaurant Industry []
  3. SmartRestaurant – Mobile Payments in Context-Aware Environment http://www.rotuaari.net/downloads/publication-27.pdf []
  4. http://www.microsoft.com/windowsmobile/ []
  5. http://www.palmsource.com/palmos/ []
  6. http://www.mobileinfo.com/Bluetooth/Bluetooth-vs-WLAN.htm []
  7. http://www.ordermate.com.au/ []
  8. http://www.handheldpos.com/p168.html []

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Interac en ligne

INTRODUCTION

Les institutions financières majeures du Canada à travers l’Association Interac1, ont misent en branle en 2005 un nouveau service qui permet aux consommateurs canadiens d’acquitter leurs achats de biens et services par Internet en utilisant directement des fonds de leur compte de banque. Il s’agit d’Interac en ligne. Ce service est le dernier né d’une longue série d’avancements technologiques bancaires2 qui profite aux Canadiens toujours plus fervents de nouveau moyen de paiement.

 

 Chronologie

Figure 1 – Chronologie des technologies bancaire

 

Déjà présent dans plusieurs pays notamment aux États-Unis, ce mode de paiement est le troisième plus populaire en Amérique du Nord avec 22% du marché global.
 

DISPONIBILITÉ

L’Association Interac est l’organisme qui propose ce service. Il s’agit d’un organisme national qui relie entre elles des entreprises possédant leur propre réseau ce qui leur permet de communiquer les unes avec les autres afin d’échanger des transactions financières électroniques. Fondée en 1984 par cinq établissements financiers, l’association comptait, en décembre 2004, plus de 90 membres. Cela dit, seules trois institutions financières membres de l’association offrent à l’heure actuelle Interac en ligne. Il s’agit de :

Il est à noter que la Banque de Montréal (BMO Financial Group) prévoit offrir le service, mais la disponibilité pour l’instant est inconnue.

D’autre part, seul un nombre très restreint de marchands permet l’achat par paiement direct sur leurs sites Web. Ils sont :

Marchand

Catégorie

URL

B Young Baskets Fleurs, cartes et cadeaux www.byoungbaskets.com 
Citizens Centre for Freedom and Democracy Associations et coalitions www.ccfd.ca 
CompuSmart Matériel et logiciels informatiques www.compusmart.com 
Croix-Rouge canadienne Organisations caritatives et sans but lucratif www.croixrouge.ca 
DNet Telecom Internet services www.dnettelecom.ca
DVD Soon Musique et vidéos www.dvdsoon.com
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FONCTIONNEMENT

Dans cette section, on décrite les neuf étapes d’une transaction par Interac en ligne.

 

  1. Accès au site marchand : le consommateur accède à un des sites de marchand qui utilise le service Interac en ligne 
  2. Source

  3. Panier virtuel : il fait son magasinage comme d’habitude en ajoutant des items dans un panier virtuel 
  4. Panier

  5. Choisir Interac : lorsqu’il est prêt à payer, l’utilisateur choisit l’option Interac en ligne 
  6. EcranEtape3

  7. Choisir l’établissement financier : l’utilisateur choisit ensuite le logo de son établissement financier pour se rendre à la page d’entrée sécurisée de son service bancaire par Internet.
  8. EcranEtape4

  9. Authentification et Vérification : le client s’authentifie avec sa banque en utilisant son nom d’utilisateur et son mot de passe habituels. Le numéro d’identification personnel, la carte et les fonds au compte sont vérifiés par l’établissement financier. 
  10. EcranEtape5

  11. Choisir le compte : l’utilisateur choisit le compte avec lequel il veut acquitter ses achats. 
  12. EcranEtape6

  13. Confirmation : le consommateur confirme les détails de son achat. Le paiement est effectué par l’entremise des systèmes des institutions financières et le réseau inter membres d’Interac (IMN). 
  14. EcranEtape7

  15. Redirection : l’utilisateur est redirigé vers le site du commerçant en ligne. 
  16. EcranEtape8

  17. Bon de commande : un écran final montre le bilan du paiement et les détails de l’expédition. 
  18. EcranEtape9

On voit donc que le fonctionnement est sensiblement le même que celui avec carte de crédit sauf que trois étapes s’ajoutent au processus. Ainsi, l’utilisateur doit en plus choisir sa banque, s’authentifier avec celle-ci et choisir le compte sur lequel il veut débiter la somme des achats effectués.


PERDANTS

Les premiers perdants de la venue du paiement direct par Internet sont ceux qui détenaient jusqu’à maintenant la plus grosse part du marché (59% dans le monde, 69% en Amérique du Nord) soit les compagnies de carte de crédit, principalement Visa (#1), Mastercard et American Express.

Puis viennent les autres compagnies qui ont une solution de paiement direct. Citons PayPal, propriété d’eBay maintenant, qui est deuxième dans le marché avec 29%. Il y a également des compagnies canadiennes telles Othentik avec sa solution l’HyperPaiement et UseMyBank.com.

Il y avait aussi l’entreprise CertaPay3 mais celle-ci n’est plus perdante puisqu’elle est maintenant une division d’Acxsys la compagnie derrière Interac suite à son acquisition. Notons que ce sont les avancements de CertaPay qui ont permis à Interac d’offrir le transfert de fond par courriel.

Finalement, il y a le consommateur qui sera affecté puisque la transaction comptera dans le nombre de transactions mensuel permis dans son plan de service. Un consommateur qui fait affaire avec la banque Scotia sera affecté davantage puisque des frais de service additionnels de 1.50$ pour chaque transaction s’ajouteront4. En tant qu’offre d’introduction, Scotia renonce à ces frais jusqu’au 31janvier 2006. Gageons qu’ils reconduiront cette offre.


GAGNANTS

Interac en ligne est sans contredit à l’avantage des marchands. Le premier avantage est celui de la perte de responsabilité de la transaction. Ainsi, lorsqu’un achat se fait par carte de crédit, le marchand demeure responsable de la transaction. Dans un cas de fraude, c’est le détaillant qui doit rembourser le montant perçu. En revers, lorsque l’achat se fait par Interac, la vente est finale. C’est donc l’institution financière de l’usager qui en a la responsabilité.  Le versement du montant d’une vente n’est garanti que si le commerçant s’acquitte de son obligation et fournit au client le produit ou service ayant fait l’objet de la vente, en expédiant le bon produit par exemple. Sinon, il se peut qu’un débit compensatoire soit effectué, auquel cas le commerçant doit fournir, dans le délai imparti, les renseignements requis concernant la transaction. À défaut de respecter cette condition, le commerçant peut devoir assumer la responsabilité du débit compensatoire et les frais afférents.

Un deuxième avantage est celui de la disponibilité des fonds puisqu’elle est garantie. Contrairement aux cartes de crédit où le marchand peut attendre jusqu’à 180 jours pour s’assurer que le paiement demeure valide, le montant de chaque vente par Interac est acquis par le marchand dès la transaction terminée.5

Enfin, ce qui est certainement l’avantage le plus intéressant pour les marchands, est celui de l’apport d’un nouveau segment de marché soit les adolescents de 13 à 17 ans. Jusqu’à l’arrivée d’Interac en ligne, l’accès à l’économie virtuelle était difficile pour ce groupe d’âge. Certains moyens existent tel PayPal mais ceux-ci ne sont pas très répandus chez les marchants. Le moyen de paiement le plus commun demeure la carte de crédit et comme il faut 18 ans au Québec pour obtenir un moyen de financement tel que la carte de crédit, il était difficile voir impossible pour ce segment de faire des achats en ligne. Pas de façon autonome du moins.

Ce groupe d’âge est particulièrement intéressant pour l’économie digitale puisqu’il s’agit d’une génération qui est non seulement techno lettré mais qui est également gourmande des produits qui se vendent le plus sur Internet tels les livres (34%), les vidéos/DVD/jeux (22%), les billets d’avion/réservations (21%) et les vêtements/accessoires/souliers (20%).


SÉCURITÉ

Les inquiétudes concernant la sécurité des cartes de paiement ont été indiquées comme l’une des principales raisons qui empêchent les consommateurs d’acheter en ligne et c’est précisément l’élément de sécurité qui a été cité comme première raison de l’intérêt porté à Interac en ligne.6

Le service Interac en ligne est perçu plus sécuritaire car le paiement est effectué par l’entremise de l’institution financière. Le consommateur n’a pas à fournir de renseignements financiers, de numéros de carte ou de renseignements d’ouverture de session au marchand en ligne ce qui le met en confiance. Il utilise plutôt ses services bancaires Internet habituels avec son code d’utilisateur et son mot de passe déjà existants.

Pour leur part, les trois plus gros joueurs en matière de carte de crédit Visa, Mastercard7 et American Express8 ont tous adopté une politique de « Responsabilité Zéro » qui supprime la responsabilité des consommateurs dans le cas d’opérations frauduleuses afin de rassurer les consommateurs.

Visa a pour sa part adopté une approche d’authentification similaire au paiement direct avec son programme « Vérifié par Visa (VpV) »9 qui permet de confirmer l’identité d’un titulaire de carte en temps réel. C’est une façon pour l’acheteur en ligne de signer pour les achats qu’il effectue. Les marchants qui offrent le service VpV sont identifiés par le logo qui suit.

 VerifieParVisa

Figure 2 – Identification Vérifié par Visa

Le service VpV qui est payant n’est pas obligatoire pour un marchant. Cependant, celui-ci a tout intérêt à y adhérer puisqu’il se voit protégé contre les différends et les débits compensatoires liés à des acheteurs frauduleux au même titre qu’Interac en ligne.10

Mastercard a également adopté une approche similaire avec son SecureCode11 ou il s’agit d’entrer un code pour agir de signature et ainsi effectuer un achat.

 MasterCardSecureCode

Figure 3 – MasterCard SecureCode

Pour l’instant, seuls les 6 institutions financières et les 21 marchants canadiens suivants offrent le service SecureCode :

Institutions financières    
ATB Financial HorizonPlus – MC Wells Fargo Financial Corporation Canada
Credit Union MasterCard Sears Canada Bank VFC – MC
Marchants    
Bargain Gift Store Plus emBoot Incorporated PubDisc Corp.
bestdeals-online Fire Beater Industries Inc Selina Humnycki
Canadian Pleasure Craft Training Centre GAEA Technologies Ltd. Tara Pumpkin 
Canadian Rugby News Inc. Jose Luis Riquelme t/a 4ever Soccer toyobsessed.com
Clinimed International Inc. t/as Clinical Medical Supplies Les Forges Fantastiques WaterStreet Financial Inc.
Dollar Domainname Inc. Marc1 Solutions WebTek Global Solutions
Dropout Designs Online Innovation, Inc. www.UltimatePriceGuide.com

L’avantage principal de SecureCode est qu’il permettra d’effectuer des transactions débit Maestro (voir la section « UN COMPÉTITEUR – MAESTRO ») au même titre qu’Interac en ligne.

Sinon autre que les compagnies de cartes de crédit, il y a aussi les marchants qui cherchent à rassurer les consommateurs. Pour ce faire, ils font appel aux services de compagnies de vérification indépendantes qui assurent l’intégrité des sites Internet. Le tableau qui suit en expose quelque une.

BBBOnline

http://www.bbbonline.org/

 HackerSafe

http://www.scanalert.com/

 TrustedCommerce

http://www.atwcorp.com/

Fraud

http://www.beanstream.com/website/support/bpg.asp

Trust-e

http://www.truste.org/

ipsCA

http://www.ipsca.com/

 PrivacyBot

http://www.privacybot.com/

Figure 4 – Vérificateurs

 


POPULARITÉ

Tel que le démontrent les deux graphiques qui suivent du Canadian Bankers Association, le paiement direct est très populaire au Canada. Avec presque 50% du marché, il est la méthode de paiement préféré des Canadiens lorsqu’il s’agit de commerce traditionnel.

 PreferredMethodOfPayment

Figure 5 – Preferred Method of Payment12

 

Le Canada a également le plus haut taux per capita d’utilisateurs de la carte de débit dans le monde entier avec une fiche de 81.7 transactions par habitant pour l’an 2003.

 DebitCardUseInCanada

Pour ce qui est du commerce électronique, selon ACNielsen c’est plutôt la carte de crédit qui est le moyen de paiement le plus populaire avec 59% au niveau mondial. Mais avec l’arrivée d’Interac en ligne, il serait intéressant de savoir si la préférence des Canadiens pour la carte de débit sera transposée au commerce électronique. Une étude réalisée par The Strategic Counsel pour le compte d’Acxsys Corporation/Association Interac a démontrée que 73% des répondants étaient intéressés a utiliser une option de débit pour leur achat par Internet (voir l’annexe B). C’est ce que nous tenterons de mesurer dans le sondage qui suit.

SONDAGE

Afin de mesurer le potentiel d’adoption d’Interac en ligne, un sondage de comportement a été effectué. Le sondage est composé de 7 questions principalement à choix multiples pour laisser le moins possible de place à l’interprétation. Vous retrouverez les questions du sondage à l’annexe A.

MÉTHODOLOGIE

Une question de qualification au sondage était posée afin d’obtenir uniquement des répondants qui ont déjà effectué un achat par Internet. La question était « Avez-vous déjà effectué un achat par Internet? ». En tous, 61 personnes ont été sondées en date du 12 déc. 2005.

RÉSULTATS

ResultatsSondage1
ResultatsSondage1
ResultatsSondage1

DISCUSSION DES RÉSULTATS

Bien que le sondage ne comporte que 61 répondants, nous tenterons de tirer des conclusions tout en sachant que la marge d’erreur est très grande.

Question 1 – Connaissez-vous Interac en ligne le nouveau service qui permet de payer pour vos achats faits sur Internet par paiement direct?

Cette première question cherchait à savoir si le service était connu. 56 (91.8%) des 61 répondants on indiqués qu’il ne connaissait pas le service ce qui est normal puisqu’il est nouveau de cette année.

Question 2 – Combien d’achats effectuez-vous par année sur Internet?

Ici on voulait savoir parmi les répondants qualifiés pour le sondage donc qui effectuent des achats par Internet, la fréquence de leur achat. Les résultats montrent que soit les gens achètent peu ou beaucoup par Internet. 19 répondants (31.15%) ont répondu qu’ils effectuaient 1 achat par année seulement et un autre 21 répondants (34.43%) ont répondu qu’ils effectuaient plus de 5 transactions par année.

Question 3 – Si vous aviez le choix, préfériez-vous payer pour vos achats sur Internet par carte de crédit ou par paiement direct (Interac)?

Cette question était le cœur du sondage. On cherchait à savoir si les gens étaient prêts à changer leur habitude d’achat. Et bien une mince majorité (36 répondants : 59.02%) a répondu non.

Question 4 – Que motive votre choix?

On voulait donc savoir ce qui motivait les gens dans leur choix. La réponse obtenue des fidèles de la carte de crédit nous a surpris puisque la raison la plus populaire n’était même pas un des choix proposés. Il s’agit de la valeur ajoutée que la carte de crédit offre soit de pouvoir amasser des points de fidélité d’un programme tels celui d’Air Miles ou encore les assurances.

Pour ce qui est des adeptes de la carte de débit, la facilité a rapporté le plus de voix avec 10 des 6013 répondants (41.67%) ce qui concorde avec l’étude mené par The Strategic Counsel14 qui concluait que :

La recherche indique que la valeur clé que les consommateurs associent à Interac en ligne est la perception qu’il s’agirait d’une méthode facile, « moins complexe » et plus rapide de payer ses achats en ligne.

Mais comme nous avons vu dans la section fonctionnement, l’achat avec carte de débit sur Internet nécessite trois étapes de plus. Il s’agit donc d’une perception seulement.

Question 5 – Vous êtes? Homme ou Femme

On voit ici que la majorité des gens sondés sont des hommes (46 répondants, 76.67%)

Question 6 – Dans quelle catégorie d’âge êtes-vous?

La majorité des gens sondés ont entre 26 et 45 ans (41 répondants, 67,21%). Malheureusement, seule une personne du groupe d’âge 13 à 17 ans a répondu au sondage. Il aurait été intéressant de connaître l’opinion de ce groupe maintenant qu’ils sont équipés pour participer à l’économie virtuelle.

Question 7 – Dans quelle catégorie se situe votre revenu familial?

Pour cette dernière question, il n’y avait aucun groupe qui se démarquait. Disons seulement que le commerce électronique est présent dans tous les revenus familiaux.


UN COMPÉTITEUR – MAESTRO

Mastercard offre depuis le 30 juin 2005 également une solution en ligne de débit. Il s’agit de Maestro15 ((http://www.mastercardmerchant.com/accept_mastercard/maestro_debit.html)) disponible partout dans le monde.

 Maestro

Figure 6 – Maestro

Maestro n’est pas une carte de crédit puisqu’il est lié à un compte bancaire et le montant des achats est déduit directement de ce compte. La solution Maestro est basée sur un portefeuille électronique. Ce e-portefeuille permet à la banque d’un consommateur de s’assurer que seulement les achats d’Internet conduits avec l’e-portefeuille sont acceptés et payés par le consommateur.

Interac a donc bel et bien un compétiteur et si on se fit aux chiffres récents16 dévoilés pas Mastercard International, avec une possibilité de 9.2 millions marchant dans le monde qui accepte la carte de débit MasterCard ou Maestro, ils ont intérêt à surveiller leur arrière.


RETOUR SUR LA DÉMARCHE

La démarche a commencé par des recherches sur Internet et à la bibliothèque de l’Université Laval avec des mots clés en français et en Anglais tels : « Mode de paiement », « Paiement direct », « Interac ». Entre-temps j’ai contacté le professeur pour savoir si le sujet convenait. Il m’a mentionné qu’une enquête pour connaître la préférence du mode de paiement des gens serait intéressante.

J’ai ensuite attaqué le sondage. Initialement, il avait été prévu d’être conduit par enquêteur plus spécifiquement dans les alentours des centres d’achats Place Laurier, Place de la cité et Place Sainte-Foy. Ces endroits publics avaient été choisis pour leur achalandage et leurs diversités de gens afin d’obtenir un échantillon aléatoire. Cependant, n’ayant pas l’autorisation nécessaire, je me suis fait chasser par des gardiens de sécurité. J’ai alors opté pour un sondage en ligne utilisant le service d’AdvancedSurvey17 mais même en passant au sondage électronique, le taux de participation est décevant. L’expérience a démontré que ce type d’exercice conduit de façon traditionnelle ou virtuelle est difficile à accomplir.


CONCLUSION

Pour terminer, il a été question dans ce travail d’Interac en ligne, une nouvelle façon depuis 2005 d’effectuer le paiement sur Internet pour des biens et services. Son fonctionnement est sensiblement le même que celui d’une carte de crédit sauf que trois étapes s’ajoutent au processus soit l’obligation de choisir sa banque, de s’authentifier avec celle-ci et de choisir le compte sur lequel on veut débiter la somme des achats effectués.

Suite à la venue de ce service, les principaux perdants sont les compagnies de carte de crédit. Ils usent donc d’ingéniosité pour offrir l’équivalent tel le nouveau service Maestro de MasterCard qui est portefeuille électronique lié à un compte bancaire. Le sondage a démontré que la carte de crédit n’est pas encore menacée puisqu’elle rivalise en proposant des valeurs ajoutées comme les points de fidélité ou les assurances.

Finalement, les grands gagnants sont les marchands qui se voient déresponsabilisés de la transaction et qui gagnent un nouveau segment de marché soit les 13 à 17 ans.


RÉFÉRENCES

ACNIELSEN, « Credit Cards the most popular payment method online », 19 October 2005

Acxsys Corporation/Association Interac, « Payer pour des biens et des services achetés sur Internet directement de votre compte bancaire »
http://www.interaconline.com/

Bailey, Beth, Directrice Paiements et Versements Banque Scotia, « Paiements en ligne », présentation sur les paiements en ligne au Receveur général du Canada, Colloque sur les services bancaires 2004

Canadian Bankers Association, « Taking a Closer Look – Technology and Banking »

Interac Association, « Comments for the 2006 Review of Financial Sector Legislation », June 2005
http://www.fin.gc.ca/consultresp/06Rev_16e.html

MILTON, Tyler, « Banks to launch debit for online shopping »,page C1-C9, Toronto Star, Thursday, May 5, 2005 

PARENT, Jean-François, « Bientôt le paiement direct sur Internet », Le Droit, 15 juin 2002

Wahl, Andrew, « The web goes Interac-tive », You’ll soon be able to shop online without a credit card, 2005-05-23
http://www.canadianbusiness.com/technology/article.jsp?content=20050523_68298_68298&page=1

 


ANNEXE A – SONDAGE

  1. Connaissez-vous Interac en ligne le nouveau service qui permet de payer pour vos achats fait sur Internet par paiement direct?

Oui     Non

  1. Combien d’achats effectuez-vous par année sur Internet?

1      2      3     4     5     Plus de 5

  1. Si vous aviez le choix, préfériez-vous payer pour vos achats sur Internet par carte de crédit ou par paiement direct (Interac)?

Carte de crédit     Paiement direct (Interac)

  1. Que motive votre choix?

Confiance     Crédit     Facilité     Pas de changement     Sécurité
Autrer _________________________________________________________

  1. Vous êtes?

Femme     Homme

  1. Dans quelle catégorie d’âge êtes-vous?

13-17     18-25     26-35     36-45     46-55     56-65     66-+

  1. Dans quelle catégorie se situe votre revenu familial?

0$-10 000$     11 000$-20 000$     21 000$-30 000$
  31 000$-40 000$     41 000$-50 000$     51 000$-60 000$
  61 000$-70 000$     71 000$-80 000$     81 000$-90 000$
91 000$-100 000$    Plus de 100 000$

Si vous désirez recevoir par courriel les résultats de ce sondage, indiquer votre adresse de courriel de façon lisible ici :
_____________________  @  _____________________  .  ______

Merci d’avoir participé à ce sondage!

 

 

——————————————————————————————————–

 LogoInterac Si vous désirez plus d’information sur l’utilisation d’Interac en ligne, visitez :
     http://www.interacenligne.com/

 

Les institutions financières participantes sont :

Banques     

 

Les sites marchands qui offrent l’achat par Interac en ligne sont :

Marchand

Catégorie

URL

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Citizens Centre for Freedom and Democracy Associations et coalitions www.ccfd.ca 

À venir bientôt

 
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Croix-Rouge canadienne Organisations caritatives et sans but lucratif www.croixrouge.ca 

 

ANNEXE B – RECHERCHE ET STATISTIQUES

Les informations qui suivent proviennent d’une étude effectuée par The Strategic Counsel ((http://www.thestrategiccounsel.com/our_case_studies/financial/fin03.asp)) pour le compte d’Acxsys Corporation/Association Interac.18

L’INTÉRÊT PORTÉ À INTERAC EN LIGNE EST VIF PARMI LES UTILISATEURS DE SERVICES BANCAIRES ET LES PERSONNES MAGASINANT EN LIGNE

Les magasineurs et les utilisateurs de services bancaires en ligne souhaitent fortement pouvoir utiliser une méthode de paiement par débit sur Internet.

  • Lorsqu’on a demandé à un groupe cible de participants de décrire la méthode « idéale » de paiement sur Internet, la plupart ont indiqué d’eux-mêmes, le paiement par débit.
  • 73 % des répondants ont indiqué qu’ils étaient intéressés à utiliser une option de débit pour les achats sur Internet et environ 40 % ont déclaré être « très » intéressés.

LES PLUS JEUNES CONSOMMATEURS UTILISERONT PLUS PROBABLEMENT INTERAC EN LIGNE

L’intérêt porté à l’option de paiement par débit en ligne est le plus fort parmi les plus jeunes magasineurs/utilisateurs de services bancaires en ligne.

  • Environ 50 % des répondants âgés de 15 à 24 ans disent qu’ils sont très intéressés à une option de paiement par débit en ligne.
  • 85 % des personnes se disant très intéressées ont aussi dit qu’elles utiliseraient tout probablement Interac en ligne s’il était offert aujourd’hui.
  • Environ 50 % des répondants de la catégorie 15 à 24 ans ont indiqué qu’ils utiliseraient « très probablement » Interac en ligne.

Les autres répondants ont aussi exprimé un intérêt à l’option de débit en ligne.

  • Environ 40 % des répondants de la catégorie 25 à 54 ans et 30 % de ceux de plus de 55 ans ont déclaré qu’ils utiliseraient très probablement l’option de débit en ligne.

En plus des jeunes personnes, les utilisateurs fréquents du Paiement direct Interac étaient les plus portés à dire qu’ils étaient très intéressés à une méthode de paiement par débit pour leur achats sur Internet.

Les répondants de ces deux groupes étaient aussi les plus portés à déclarer qu’ils utiliseraient « très » probablement Interac en ligne pour leurs achats Internet.

  1. http://www.interac.org/ []
  2. « Taking a Closer Look – Technology and Banking », Canadian Bankers Association []
  3. http://www.certapay.com/ []
  4. http://www.scotiabank.com/cda/content/0,1608,CID8755_LIDen,00.html []
  5. http://www.moneris.com/fr/index.php?context=/products/possolutions/ecom_interaconline []
  6. http://www.interaconline.com/media_research.php []
  7. http://www.mastercard.com/canada_fr/education/zero/ []
  8. https://www124.americanexpress.com/cards/loyalty.do?page=fraudprotection.guarantee []
  9. http://www.visa.ca/en/merchant/products/vbv/index.jsp []
  10. http://www.visa.ca/en/merchant/products/vbv/faqs.jsp []
  11. http://www.mastercard.com/us/merchant/security/what_can_do/SecureCode/index.html []
  12. http://www.fin.gc.ca/consultresp/06Rev_16e.html []
  13. On note 60 répondants au lieu de 61 car une personne abandonné le sondage après la question 3 []
  14. http://www.interaconline.com/media_research.php []
  15. http://www.maestrocard.com/ []
  16. http://www.mastercardintl.com/cgi-bin/newsroom.cgi?id=1091&category=all []
  17. http://www.advancedsurvey.com []
  18. http://www.interaconline.com/media_research.php []

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